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Social, politique et économie au menu des journaux camerounais

Les journaux camerounais parus jeudi, en dehors de la politique, campent des sujets liés au social et à l’économie.Un grave accident de la route, survenu la veille dans la localité de Touboro (Adamaoua), retient l’attention du quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, Le Jour et Mutations. Si le bilan oscille entre 20 et 24 morts, selon la publication, ses causes, elles, convergent vers une collision entre un autobus de transport en commun et un gros porteur.

Ce nouveau drame sur la route vient rappeler, écrivent en chœur les confrères, à quel point les voyages par la route sont devenus un risque pour les citoyens, annuellement plus mortels encore que la plupart des maladies endémiques dont beaucoup souffrent.

Et s’il y en a aujourd’hui qui entendent crier leur ras le bol face à la mauvaise conduite des affaires du pays, ce sont les leaders politiques de l’opposition qui, selon Émergence, entendent braver les interdictions de manifestations publiques face à ce que le journal considère comme le verrouillage des élections législatives et municipales à venir par les autorités de Yaoundé.

Une illustration des confrontations à venir est donnée par le même journal avec, la veille dans la métropole économique, Douala, de la répression policière contre une marche de protestation du Front social démocratique (SDF), qui veut amener le régime Biya à dévoiler les coupables du retrait, par la Confédération africaine de football (CAF) et fin novembre dernier, de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations de la discipline (CAN) pour 2019, et, surtout, pour dire non à l’impunité qui protège les responsables de ce fiasco.

Le principal organisateur de la marche, le député Jean Michel Nintcheu, a osé, rapportent Le Jour et Mutations, défier la police, fortement mobilisée sur le parcours prévu pour étouffer dans l’œuf les cris d’indignation des populations.

Le retrait (ou le glissement) de l’organisation de la compétition au Cameroun est un bon prétexte, pour le parti de Ni John Fru Ndi, pour se relancer auprès de l’opinion, note, perfide, InfoMatin en invoquant l’opportunisme d’un parti jadis leader de l’opposition, et pour qui toutes les occasions sont désormais bonnes pour espérer refaire son estime auprès du public.


Ce qui étonne, par contre cet autre quotidien à capitaux privés, c’est le choix de la rue du SDF, alors que sa demande de constitution d’une commission d’enquête parlementaire reste pendante à l’Assemblée nationale : le but de cette pantalonnade n’a strictement rien à voir avec le fiasco de la CAN, que chaque citoyen camerounais continue, d’ailleurs, légitimement de décrier, mais davantage à marquer les esprits à la veille d’une année électorale cruciale.

Si 2019 peut être considérée comme une année à hauts risques en politique, elle s’avère également déterminante sur le plan économique, Défis Actuels rappelant que de nouvelles mesures fiscales viennent d’entrer en vigueur, visant la taxation des téléphones portables, tablettes et logiciels importés par téléchargement.

Dans le domaine du numérique, rappelle InfoMatin, le Cameroun figure parmi les leaders en Afrique francophone en termes de lauréats dans le domaine des startups : en 2018, par exemple, pas moins de 38 d’entre elles ont fait partie des 1000 entreprises africaines sélectionnées dans le cadre du Tony Elumelu Entrepreneurship Programme (Teep), qui vise à accompagner 1000 startups africaines à travers des financements d’un montant total de 50 milliards FCFA sur une période de 10 ans.

Mais le secteur, relativise le journal, quoique porteur, reste toutefois plombé dans le pays par la difficile accession aux financements qui demeurent un serpent de mer.

Pendant ce temps, note The Guardian Post, le gouvernement insiste pour dire que l’ambition d’émergence du pays à l’horizon 2035 est sur la bonne voie, un défi d’autant plus difficile à tenir que, à en croire Le Quotidien de l’Économie, entre 2010 et 2018, la pauvreté n’a reculé dans le pays que de 3%, là où le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), dont la 2ème phase est sur la rampe de lancement, espérait un repli de 10%, avec un taux de croissance moyen de l’ordre de 4,5% au lieu des 5,5% projetés sur la décennie.


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