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Syrie: 17 civils tués dans des raids du régime sur Idleb

Au moins dix-sept civils dont cinq enfants ont été tués lundi dans des raids aériens du régime syrien contre la province d’Idleb, dernier bastion jihadiste dans le nord-ouest du pays en guerre, selon une ONG.

La province d’Idleb ainsi que des secteurs des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié, contrôlés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche d’Al-Qaïda), sont le théâtre depuis fin avril de raids intenses du régime et de son allié russe, et d’affrontements meurtriers entre jihadistes et forces loyales au président Bachar al-Assad.

« Dix-sept civils, dont cinq enfants, ont été tués lundi dans des frappes aériennes et des tirs de missiles contre la province d’Idleb », a indiqué à l’AFP le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Parmi eux, « neuf personnes, dont trois enfants, ont péri dans la seule ville d’Ariha », a ajouté M. Abdel Rahmane, faisant état d' »au moins 47 blessés » dans l’ensemble de la province.

Dimanche, des frappes menées par l’aviation syrienne ont tué 12 civils, selon l’OSDH.

A Ariha, des secouristes de la défense civile connus sous le nom de Casques blancs s’attelaient lundi à la recherche de survivants sous les décombres d’un immeuble visé par les frappes aériennes, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

Epaulés par des civils, ils ont dû utiliser un bulldozer pour se hisser à un étage supérieur et évacuer un enfant coincé sous les blocs de béton.

Selon l’Observatoire, plus de 250 civils, dont une cinquantaine d’enfants, ont déjà péri dans l’escalade des violences dans la région depuis fin avril.


Plus de 200.000 personnes ont en outre été déplacées durant la même période, selon l’ONU.

Idleb et ses environs ont fait l’objet en septembre 2018 d’un accord entre Moscou et Ankara sur une « zone démilitarisée » devant séparer les territoires aux mains des rebelles et jihadistes des zones gouvernementales attenantes.

Cet accord, partiellement appliqué, avait permis d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne.

Les forces prorégime ont réussi depuis avril à reprendre plusieurs villes dans le sud de la province d’Idleb et le nord de celle de Hama.

Les appels à un arrêt des hostilités se sont multipliés pour éviter un bain de sang tandis que l’ONU a tiré la sonnette d’alarme sur le risque d’une « catastrophe humanitaire » à Idleb.

Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a tué plus de 370.000 personnes, selon l’OSDH, et déplacé plusieurs millions de personnes.

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