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Tensions et affrontements à Gaza depuis plus de six mois

La bande de Gaza est le théâtre depuis le 30 mars d’un mouvement de protestation et d’affrontements entre Palestiniens et soldats israéliens près de la barrière séparant l’enclave du territoire israélien.

Au moins 207 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Un soldat israélien a été tué.

– Première journée sanglante –

Le 30 mars, est lancée à Gaza une « grande marche du retour », officiellement organisée par la société civile et soutenue par le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle l’enclave. Le mouvement réclame « le droit au retour » des Palestiniens chassés de leurs terres ou qui ont fui à la création d’Israël en 1948, et conteste le strict blocus de l’enclave imposé depuis plus de dix ans par Israël.

Des dizaines de milliers de Palestiniens convergent le long de la barrière. Quelques groupes jettent des pierres et des cocktails Molotov vers les soldats israéliens qui ripostent à balles réelles, tuant 19 Palestiniens.

Les Etats-Unis bloquent un projet de déclaration du Conseil de sécurité appelant à « la retenue » et demandant une enquête, réclamée notamment par l’ONU et l’Union européenne (UE).

– Cerfs-volants incendiaires –

Le 6 avril, des milliers de Palestiniens se rassemblent près de la barrière de sécurité. Neuf Palestiniens sont tués et près de 500 blessés. Le 20 avril, nouveaux affrontements.

Les Palestiniens ont recours à des cerfs-volants, dont certains transportent des engins incendiaires, pour tenter d’atteindre les soldats de l’autre côté de la frontière. Des milliers d’hectares sont ainsi brûlés en territoire israélien.

– Bain de sang –

Le 14 mai, des dizaines de milliers de Palestiniens se rassemblent dans des manifestations coïncidant avec l’inauguration à Jérusalem de l’ambassade américaine, qui entérine la reconnaissance par les Etats-Unis de la ville comme capitale d’Israël. Au moins 62 Palestiniens sont tués par des tirs israéliens et plus de 2.400 blessés.

Le 29 mai, l’armée israélienne frappe des dizaines de cibles en représailles à un feu nourri de roquettes et d’obus de mortier vers Israël. Les branches armées des mouvements islamistes Hamas et Jihad islamique revendiquent la responsabilité des tirs.

– ONU –

Le 1er juin, les Etats-Unis mettent leur veto aux Nations unies à un projet de résolution au Conseil de sécurité réclamant la protection des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée.


Le 8 juin, de nouveaux heurts font quatre morts et 100 blessés palestiniens, dont un photographe de l’AFP qui couvrait les manifestations.

Le 13 juin, l’Assemblée générale de l’ONU adopte un projet de résolution, auquel les Etats-Unis étaient opposés, condamnant Israël pour la récente flambée de violences.

– Plusieurs épisodes de violence –

L’été est marqué par de multiples épisodes de violence, qui font de nombreuses victimes du côté palestinien.

Le 14 juillet, Israël mène des dizaines de raids aériens alors que 200 roquettes et obus sont tirés depuis l’enclave vers le territoire israélien.

Le 20, un soldat israélien est tué par des tirs palestiniens le long de la frontière.

Dans la nuit du 8 au 9 août, le territoire israélien essuie plus de 180 tirs de roquettes et de mortier. L’aviation israélienne riposte en frappant plus de 150 sites militaires du Hamas, selon l’armée israélienne. Parmi les victimes palestiniennes, une femme enceinte et sa fille de 18 mois.

– Calme précaire et regain de tension –

Un calme précaire revient dans le courant de septembre, mais Gaza menace « d’exploser d’une minute à l’autre », prévient le 20 l’émissaire de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov devant le Conseil de sécurité.

Les 28 septembre et 4 octobre, dix Palestiniens sont tués lors de manifestations et de heurts avec l’armée israélienne près de la barrière de sécurité.

Le 9 octobre, du fioul payé par le Qatar et destiné à la seule centrale électrique de Gaza arrive dans l’enclave palestinienne via Israël, à la suite d’un accord conclu sous les auspices de l’ONU.

Mais le 12 octobre, le gouvernement israélien ordonne la suspension des livraisons après un nouvelle journée de violences qui a fait sept morts côté palestinien.

Le 17 octobre, l’armée israélienne frappe une vingtaine d’objectifs militaires dans la bande de Gaza en représailles au tir de deux roquettes dont Israël tient le Hamas pour responsable.

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