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Theresa May réunit son cabinet divisé sur le Brexit

La Première ministre britannique Theresa May fait face mardi à ses ministres très divisés sur le Brexit, l’hypothèse d’une absence d’accord avec Bruxelles continuant de planer sur les négociations qui ont atteint leur dernière ligne droite.

Juste avant la réunion du cabinet qui a débuté à 9H00 GMT, le numéro 2 du gouvernement David Lidington a affirmé qu’un accord était « proche ». Obtenir un accord d’ici mercredi est « toujours possible mais pas du tout certain », a-t-il ajouté.

La veille, Mme May avait affirmé que les discussions étaient dans la phase de « dénouement », lors d’un dîner avec des responsables de la place financière londonienne de la City.

Selon une source gouvernementale britannique, les discussions doivent aboutir d’ici à mercredi pour qu’un sommet puisse encore se tenir en novembre sur l’accord final de divorce.

Mais selon le tabloïd The Sun, Downing Street a un plan B prévoyant de convaincre Bruxelles d’organiser une réunion vers le 4-5 décembre.

Le calendrier initial prévoyait que les discussions se terminent avant le sommet européen de la mi-octobre.

Le temps presse pour l’UE comme pour le Royaume-Uni, qui doivent faire ratifier l’éventuel accord par leurs parlements respectifs avant la date de la sortie britannique, le 29 mars 2019.

« Nous travaillons extrêmement dur, toute la nuit, pour progresser sur les problèmes restants, qui sont importants », a déclaré Mme May lundi soir.


Toutefois, elle a prévenu qu’elle n’accepterait pas un accord « à n’importe quel prix ».

La dirigeante conservatrice doit obtenir à la fois le soutien de ses ministres et un vote favorable au Parlement, ce qui est loin d’être gagné car les députés de son parti sont plus que divisés sur la ligne à suivre tandis que son allié nord-irlandais DUP a menacé de voter contre un accord qui ne le satisferait pas.

Selon The Daily Telegraph, plusieurs ministres eurosceptiques, dont celui du Brexit, Dominic Raab, devaient enjoindre mardi à Theresa May de refuser les demandes « inacceptables » de Bruxelles.

Pour l’ancien ministre chargé du Brexit, l’eurosceptique David Davis, le gouvernement devrait être prêt à un départ sans accord. L’europhile Jo Johnson, qui a démissionné du gouvernement vendredi, a appelé, lui, à un nouveau référendum sur le Brexit, tandis qu’un rassemblement réclamant ce « vote populaire » se tiendra mardi soir.

De leur côté, les ministres des Affaires européennes des 27 se sont montrés prudents lundi. Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, leur a seulement déclaré qu’un accord n’a « pas encore été trouvé » et que les « intenses efforts de négociation se poursuivent ».

Le principal point d’achoppement reste l’absence de solution pour éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord.



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