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« Top jobs » de l’UE: avancée mais « pas de fumée blanche » (Tusk)

Le président du Conseil européen Donald Tusk a indiqué vendredi en marge du G20 que l’UE était à présent « plus près » d’un accord sur les principaux postes de l’Union européenne, mais la conclusion attendra un sommet à Bruxelles.

Après l’échec de précédentes négociations, les dirigeants européens se retrouvent dimanche soir pour un sommet de crise, avant la session inaugurale du nouveau Parlement européen.

Les discussions continuent néanmoins, notamment avec la France et l’Allemagne, en marge du sommet des 20 plus grandes puissances du monde, a souligné M. Tusk, admettant avoir reçu « 12 à 13 coups de téléphone » d’acteurs européens.

« Mon impression est que nous sommes plus près d’une solution mais encore trop loin pour dire quoi que ce soit de plus concret aujourd’hui », a dit le dirigeant européen.

« Ne vous attendez pas à voir de la fumée blanche à Osaka », a-t-il ajouté en référence à la tradition observée dans les élections de papes.

« Il n’y aura pas de décision ici », a renchéri l’entourage du président français Emmanuel Macron à Osaka tout en soulignant que « Tusk mène ici des consultations avec l’ensemble des leaders présents ».


« Notre souhait est d’aboutir dimanche soir ou lundi matin. Ca nous semble tout à fait possible », a affirmé cette source de l’Elysée à la presse française présente au G20.

Le Sommet du G20 d’Osaka, au Japon, vendredi et samedi, devrait être l’occasion pour les principaux dirigeants de l’UE d’évaluer différentes options pour les postes clés des institutions européennes.

Outre la présidence de la Commission, actuellement assurée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, sont aussi à attribuer, en préservant un certain équilibre politique et géographique: la présidence du Conseil européen (le cénacle des dirigeants de l’UE), celui du chef de la diplomatie européenne, la présidence de la BCE et la présidence du Parlement européen. Ce dernier poste est d’ailleurs à pourvoir dès la semaine prochaine, lors de la session de Strasbourg du 1er au 4 juillet.

Le président français Emmanuel Macron a dit jeudi qu’il voulait un accord sur les nominations des principaux postes de l’Union européenne au sommet extraordinaire de dimanche à Bruxelles pour éviter « un cycle de dysfonctionnement institutionnel ».



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