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Turquie: les dates-clés du pouvoir d’Erdogan

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Rappel des principales dates du pouvoir de Recep Tayyip Erdogan, dont le parti, l’AKP, aux commandes de la Turquie depuis 2002, vise une quatrième victoire lors des élections municipales le 31 mars.

– L’AKP au pouvoir –

En 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), co-fondé par Recep Tayyip Erdogan et Abdullah Gül, remporte une écrasante victoire aux législatives, qui marque la fin de l’instabilité gouvernementale mais inquiète les milieux attachés à la laïcité. En 2003, M. Erdogan est nommé Premier ministre.

En 2005, les autorités obtiennent l’ouverture de négociations d’adhésion à l’Union européenne, après avoir adopté des réformes et aboli la peine de mort. Mais les négociations sont enlisées depuis des années.

En août 2007, le Parlement élit président Abdullah Gül, premier islamiste à accéder à la magistrature suprême dans la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk.

– Contestation place Taksim –

Le 31 mai 2013, les forces de l’ordre délogent brutalement plusieurs centaines de personnes campant près de la place Taksim d’Istanbul contre un projet d’aménagement urbain.

Pendant trois semaines, quelque 2,5 millions de personnes manifestent pour exiger la démission de M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir « islamiser » la société.

– Erdogan asseoit son règne –

Le 10 août 2014, M. Erdogan est élu chef de l’Etat dès le premier tour de la présidentielle, qui se déroule pour la première fois au suffrage universel direct.

Aux législatives du 7 juin 2015, l’AKP arrive en tête, mais est privé de sa majorité absolue au Parlement.

Le président Erdogan convoque des nouvelles élections le 1er novembre, remportées haut la main par l’AKP.

– Guérilla kurde –

En juillet 2015, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l’armée rompent un fragile cessez-le-feu et reprennent les hostilités (plus de 40.000 morts depuis 1984).

Le pays va être visé par plusieurs attentats meurtriers, attribués ou revendiqués par la guérilla kurde ou le groupe Etat islamique (EI).

– Accord migratoire –


Fin 2015, un rapprochement s’opère entre Ankara et l’UE, à la faveur de la crise des réfugiés qui fuient la Syrie, la Turquie occupant une position géographique clé.

En mars 2016, Ankara et l’UE concluent un accord qui permettra de réduire considérablement les arrivées de migrants en Europe.

– Coup d’Etat raté –

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d’Etat par une faction de l’armée fait 250 morts. Elle est imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis, qui nie toute implication.

Des purges d’une ampleur inédite visent les partisans de Gülen, puis la mouvance prokurde et les médias. Quelque 55.000 personnes ont été arrêtées et plus de 140.000 limogées ou suspendues.

– Intervention en Syrie –

En août 2016, M. Erdogan se réconcilie avec son homologue russe Vladimir Poutine, après une crise consécutive à la destruction d’un avion russe par la Turquie à la frontière syrienne fin 2015.

La Turquie déclenche une offensive terrestre dans le Nord syrien contre l’EI, mais aussi contre les Unités de protection du peuple (YPG). Cette milice kurde, alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes, est considérée par Ankara comme l’extension du PKK.

En mars 2018, la Turquie conquiert l’enclave kurde d’Afrine (nord-ouest) au terme d’une offensive militaire contre les YPG.

La Russie soutient le régime de Bachar al-Assad et la Turquie des groupes rebelles qui cherchent à le renverser, mais les deux pays coopèrent actuellement sur le dossier syrien.

– Erdogan réélu –

Le 24 juin 2018, M. Erdogan remporte la présidentielle dès le premier tour avec 52,6% des voix. Le scrutin marque le passage, à la faveur d’une révision constitutionnelle, du système parlementaire à un régime présidentiel où le chef de l’Etat concentre la totalité du pouvoir exécutif.

– Municipales –

Le 29 décembre, le président Erdogan annonce la candidature de l’ancien Premier ministre Binali Yildirim à la tête de la mairie d’Istanbul aux municipales.

« Si nous perdons Istanbul, nous perdons la Turquie », déclare le chef de l’Etat –lui-même ancien maire d’Istanbul– à son parti, selon certaines sources.



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