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Un cadre du Pdci plaide pour une « harmonie des générations » en Côte d’Ivoire

Gnamien Yao, président de l’Institut africain de développement et de stratégie (IADS) et cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci, ex-allié au pouvoir), a fait jeudi un plaidoyer en faveur d’une « harmonie des générations » en Côte d’Ivoire, gage de stabilité et de paix.« Dès qu’on a entendu qu’une nouvelle génération allait venir au pouvoir », l’AIDS s’est interrogé de savoir « qui est la nouvelle génération et quels sont les instruments dont nous disposons pour pouvoir maîtriser ce concept et en faire la promotion ou connaître ses limites », a dit M. Gnamien Yao.

Le président de l’IADS, un think thanks politique, s’exprimait lors d’un petit-déjeuner de la paix, dans un hôtel à Abidjan, sur le thème «Harmonie des générations et démocratie en Côte d’Ivoire de 1944 à nos jours : un modèle de réussite », à l’occasion de la Journée nationale de la paix. 

Selon M. Gnamien, « le feu couve » sous le concept de « nouvelle génération », évoqué par le président ivoirien Alassane Ouattara, qui a invité en juillet le leader du Pdci, Henri Konan Bédié à travailler avec lui pour l’avènement d’une nouvelle génération au pouvoir en 2020, lors de l’Assemblée générale constitutive du Parti unifié Rassemblement des houphouëtiste pour la démocratie et la paix (Rhdp, la coalition au pouvoir).

« On veut éteindre le feu » car la Constitution de 2016 « règle » cette problématique en son article 55 qui stipule que le candidat à l’élection présidentielle « doit être âgé de 35 ans au moins », a fait observer M. Gnamien, relevant que la loi fondamentale ne mentionne pas la question de génération.

Il a, selon l’histoire du pays, stratifié cinq typologies de générations en Côte d’Ivoire : la colonisation (1893-1944) ; la décolonisation (1945-1960) ; les indépendances (1960-1980) ; les PAS (Programmes d’ajustement structurel) et la crise économique (1980-1990) ; le multipartisme et la guerre (1990-2018).

Concernant les rapports de ces générations et la démocratie, il a soutenu que la première génération (1893-1944) a « connu le premier multipartisme de 1945 à 1960 et a été adepte du parti unique », avant d’ouvrir le jeu politique sous la poussée de la décolonisation, pour favoriser le deuxième multipartisme.


« Chemin faisant, ils (les premières générations) sont renversés par coup d’État en 99, ils connaissent aussi la guerre, mais grâce à leur longévité politique, ils sont en train de nous aider à sortir des crises », a-t-il dit, ajoutant que le débat politique va, par la suite s’ouvrir avec une dévolution du pouvoir dédiée au meilleur profil.

La Constitution mentionne que « personne ne peut être discriminée sur la base de son âge, de sa taille, de son ethnie », a indiqué le président de l’AIDS, rappelant que celui qui a plus de 35 ans peut diriger la Côte d’Ivoire si le peuple le veut, parce que « la démocratie, c’est l’égalité des chances ».

« Nous plaidons pour que les projets s’expriment et que celui qui a le meilleur projet de société soit élu, mais en même temps, plaidons pour que le vote soit libre sur l’ensemble du territoire, (car) la paix par la démocratie, c’est la liberté du vote » fondé sur les débats d’idées, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, Me Amani Kouamé a rappelé que tous les Ivoiriens éligibles, ont les mêmes droits succeceraux, citant l’article 4 de la Constitution qui note que « tous les Ivoiriens naissent libres et égaux en droit et nul ne peut être privilégié ou discriminé » en raison de son état physique ou mental.

Ce petit-déjeuner de l’AIDS vise à promouvoir la paix en Côte d’Ivoire. Il intervient de manière induite en cette Journée nationale de la paix, décrétée en mars 1996 par l’ex-président Henri Konan Bédié, chef du Pdci, ex-allié du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, coalition au pouvoir).



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