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Violences au campus de Bouaké : le Conseil de l’université Alassane Ouattara demande la réquisition des forces de l’ordre

A la demande du Conseil de l'Université Alassane Ouattara (UAO), le Professeur Lazare Poamé (président de l'UAO) a déclenché la…

A la demande du Conseil de l’Université Alassane Ouattara (UAO), le Professeur Lazare Poamé (président de l’UAO) a déclenché la réquisition des forces de l’ordre de la République de Côte d’Ivoire pour la période allant du vendredi 30 novembre au vendredi 07 décembre 2018, afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur ce site, théâtre, il y à 48 heures, d’actes de « violence guerrière » entre étudiants et un groupe de gardes pénitentiaires, indique un communiqué de cette institution publique, parvenu vendredi à APA.Selon le texte, le Conseil de l’Université, au terme de ses travaux, a condamné avec force les violences survenues sur le campus, avant de demander aux étudiants de s’abstenir de toutes actions de représailles. 

 Toutefois, poursuit le communiqué, le Conseil a décidé de la mise en place d’un Comité de médiation en vue d’échanger avec les différents protagonistes et trouver une solution durable à la crise survenue dans la nuit du 28 novembre.

Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2018, des rixes entre étudiants et gardes pénitentiaires du camp pénal de Bouaké ont occasionné des blessés, notamment des étudiants de l’Université Alassane Ouattara.

Toujours selon le document de l’UAO, le bilan de ces rixes fait état de 11 étudiants blessés, dont 04 par balles, et un Enseignant-chercheur (chef de département d’Anglais) séquestré involontairement, parce que se trouvant sur le campus au moment des faits.

Le Président de l’Université Alassane Ouattara, le Professeur Lazare Poamé, informé de la situation, a engagé des échanges avec les étudiants pour apaiser les esprits, explique le document du Conseil de l’UAO, ajoutant que le 29 novembre, entre 6h 30 et 8 heures, le Pr Poamé a poursuivi les échanges avec les étudiants, en présence des dirigeants syndicaux de l’Enseignement supérieur, notamment les responsables et animateurs locaux de la Coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC) et du Syndicat national de la recherche et de l’enseignement supérieur de Côte d’Ivoire (SYNARES).

 À 8h15, accompagné du Vice-président chargé de la pédagogie et de la Vie universitaire et toujours avec à ses côtés les dirigeants syndicaux, le président Lazare Poamé s’est rendu au chevet des blessés au CHU de Bouaké et leur a apporté un appui pour la prise en charge médicale, conclut la note.

Dans un communiqué reçu jeudi soir à APA, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, Braman Koné a annoncé l’ouverture d’une enquête, qui devra faire toute la lumière sur cette bagarre généralisée partie d’un fait isolé entre un étudiant et un garde pénitentiaire dans un bistrot à équidistance du camp pénal et du campus 2 de l’Université de Bouaké.

Depuis jeudi matin, les écoles de Bouaké restent fermer suite à cette affaire jugée par de nombreuses populations de la ville comme un acte « insensé » et « barbare » de la part des gardes pénitentiaires.

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