Santé




Révolution médicale au Sénégal : Première Transplantation Rénale et Défis Financiers

Une avancée médicale historique a marqué l'année 2023 au Sénégal avec la toute première transplantation rénale effectuée, suscitant une lueur…

Une avancée médicale historique a marqué l’année 2023 au Sénégal avec la toute première transplantation rénale effectuée, suscitant une lueur d’espoir dans les yeux des patients et la satisfaction de l’équipe soignante, selon le Professeur Elhadji Fary Kâ, néphrologue et président du Conseil national du don d’organes et de la transplantation (CNDT).

Ce jalon médical a été réalisé grâce au consortium Hôpital Militaire de Ouakam-Aristide Le Dantec, qui a mené à bien trois transplantations rénales les 26 et 27 novembre, initialement en collaboration avec des partenaires turcs avant d’opérer de manière autonome.

Le Professeur Kâ a partagé l’émotion ressentie au sein de l’équipe soignante, soulignant le renouveau de l’espoir chez les patients transplantés et le caractère émotionnellement chargé de cet accomplissement médical.

Cependant, malgré cette avancée significative, le financement reste un défi majeur pour la pérennisation de ces opérations. Le président du CNDT a exprimé sa conviction quant à la disponibilité future de fonds pour ces interventions cruciales, insistant sur l’importance de la qualité de vie retrouvée par les patients, indépendamment des coûts.

La question du financement a été abordée, notamment pour souligner la viabilité économique de la transplantation rénale par rapport à la dialyse à long terme, soulignant la nécessité de trouver des moyens de soutenir ces interventions.

Les premières transplantations ont été prises en charge gratuitement par l’hôpital militaire de Ouakam, mais la continuité de cette prise en charge est impossible sans un financement adéquat. Le Professeur Kâ a évoqué la nécessité de discussions et de plans concrets avec le ministère de la Santé pour intégrer ces financements dans le budget de 2024, en mettant en place un système graduel basé sur des objectifs et des performances pour les hôpitaux réalisant ces transplantations.

En dépit des défis financiers, l’optimisme règne quant à la possibilité de concrétiser davantage de transplantations, tout en garantissant l’égalité d’accès à cette avancée médicale révolutionnaire pour les patients souffrant d’insuffisance rénale.

La directrice de l’hôpital militaire de Ouakam, le colonel Youhanidou Wone Dia, a émergé de l’ombre après cette première transplantation rénale, soulignant ainsi la portée et l’importance de cet événement médical sans précédent au Sénégal