Politique › Actualité

Sénégal : La suppression de la fonction de Premier ministre en débats

Macky-Sall (c) Droits réservés

Samedi 6 avril, le président Macky Sall a annoncé vouloir supprimer la fonction de Premier ministre. Cette décision entre dans la politique de réformes des institutions et lui permettra d’avoir une prise directe sur les politiques publiques.

«Le président Macky Sall a jugé approprié de reconsidérer le niveau que constitue la fonction de Premier ministre pour être lui-même au contact direct avec les niveaux administratifs chargés de la mise en œuvre», a déclaré le Secrétaire Général de la République, Maxime Jean Simon Ndiaye.

Plusieurs personnalités de la scène politique jugent cette mesure précipitée et inappropriée. Pour Thierno Bocoum, proche d’Idrissa Seck (candidat à l’élection présidentielle du 24 février): «Macky Sall, encore une fois, se met dans une logique d’une gestion solitaire de l’Etat. Lorsqu’il s’agit de mettre à neuf des réformes aussi importantes, il serait intéressant que les populations soient impliquées ».

Pierre Goudiaby Atepa, rallié au candidat Ousmane Sonko, salue un risque pris par Macky Sall: «Il n’y a plus de fusible, il est en direct avec son peuple. Si ça marche, c’est tant mieux et j’espère que ça va marcher; si ça ne marche pas, c’est lui. Il ne pourra plus se réfugier derrière quelqu’un».


Le chef de l’Etat a promis une phase de dialogue politique avec l’opposition. Pour Babacar Gaye du Parti Démocratique Sénégalais, c’est d’avance un échec «Le président Macky Sall est en train de porter un coup dur à la faisabilité de ce dialogue politique. La suppression du poste de Premier ministre remet en cause la place de l’opposition dans le jeu politique et réduit les pouvoirs de contrôle de l’Assemblée nationale».

L’Assemblée nationale devra dans quelque temps porter le projet de loi bientôt élaboré en Conseil des ministres.

 



0 COMMENTAIRES

Pour poster votre commentaire, merci de remplir le formulaire

À LA UNE
Retour en haut