La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies et la sortie médiatique des avocats de la Fédération sénégalaise de football dominent l’actualité de la presse sénégalaise ce vendredi.
Selon plusieurs quotidiens, la Commission de l’Union africaine s’oriente vers un soutien officiel à Macky Sall. Le journal Libération rapporte que le bureau de l’assemblée de l’Union africaine, réuni sous la présidence de Évariste Ndayishimiye, a examiné un projet de décision visant à valider cette candidature. D’après les informations relayées, cette proposition sera adoptée par consensus si aucune objection n’est formulée par plus d’un tiers des États membres avant la date limite fixée au 27 mars 2026.
La candidature de Macky Sall a déjà été officiellement enregistrée auprès de l’Assemblée générale de l’ONU, à l’initiative du Burundi. Elle intervient dans un contexte marqué par la fin prochaine du mandat de l’actuel secrétaire général, António Guterres, prévue pour le 31 décembre. Toutefois, au Sénégal, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Les autorités n’ont pas encore exprimé de position officielle, tandis que le sujet suscite des débats au sein de la classe politique et de la société civile.
Pour WalfQuotidien, Macky Sall est « presque candidat officiel » de l’Union africaine. Le journal souligne que le processus de validation est en bonne voie, sauf opposition de dernière minute.
Sud Quotidien évoque pour sa part une avancée significative dans la désignation du candidat africain, estimant que l’Union africaine franchit une étape importante.
Dans la même dynamique, L’As parle d’une offensive diplomatique du continent, qui mise sur l’unité pour renforcer les chances du candidat sénégalais dans un calendrier international serré. Parallèlement, la presse s’intéresse à la conférence de presse des avocats de la Fédération sénégalaise de football dans le cadre du contentieux lié à la finale de la CAN 2025.
Les conseils de la FSF contestent la décision rendue le 17 mars par le jury d’appel de la CAF, qui a attribué la victoire au Maroc par forfait face au Sénégal. Selon eux, cette décision viole les règles juridiques internationales en vigueur.
Le Soleil rapporte que les avocats ont dénoncé une procédure entachée d’irrégularités.
De son côté, L’Observateur souligne que le dossier est loin d’être clos. En plus du recours introduit devant le Tribunal arbitral du sport, de nouvelles actions judiciaires pourraient être engagées. L’un des avocats, Seydou Diagne, a notamment annoncé la préparation d’une plainte pour corruption visant les membres du jury d’appel de la CAF ayant pris cette décision.
Cette double actualité illustre à la fois les ambitions diplomatiques du Sénégal sur la scène internationale et les tensions persistantes autour de l’une des finales les plus controversées de l’histoire récente de la CAN.




