Le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement sénégalais entre dans une nouvelle phase. Le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) a entamé, ce vendredi 10 juillet 2026, une grève générale de 24 heures après l’échec des discussions engagées avec le ministère de la Fonction publique et du Travail dirigé par Mamadou Lamine Dianté.
Le mouvement touche plusieurs secteurs essentiels, notamment la santé, l’éducation, la justice et le transport. Dans le domaine sanitaire, des responsables ont toutefois assuré que le service minimum obligatoire sera maintenu grâce à la mobilisation du personnel de garde afin de garantir la continuité des soins.
La décision de maintenir la grève avait été confirmée dans la soirée du jeudi 9 juillet par la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à l’issue d’une rencontre avec le ministère chargé du Travail jugée infructueuse par les organisations syndicales.
« La réunion n’a rien donné de concret (…) Aussi, voudrions-nous informer tous les camarades travailleurs/euses du maintien de la grève générale pour le vendredi 10 juillet 2026 », avait déclaré Mody Guiro, secrétaire général de la CNTS.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions autour des projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Le FSDT reproche au gouvernement de ne pas avoir instauré un cadre de concertation suffisamment inclusif avec les partenaires sociaux et craint une remise en cause de certains acquis des travailleurs.
Les syndicats réclament notamment l’ouverture de véritables négociations tripartites associant l’État, les organisations syndicales et le patronat afin de trouver un consensus sur les réformes envisagées. Ils demandent également la prise en compte de plusieurs revendications sociales, dont la situation des travailleurs licenciés dans les secteurs public et parapublic.




