Reportée du 8 au 12 octobre 2026 en raison des fortes pluies et de l’état de certains établissements, la rentrée scolaire mobilise les communautés locales au Sénégal. À l’école élémentaire Hamo 4 de Guédiawaye, anciens élèves, riverains et responsables éducatifs unissent leurs efforts pour remettre les locaux en état et offrir aux enfants de meilleures conditions d’apprentissage.
Balais, râteaux et brouettes à la main, des volontaires s’activent dans l’enceinte de l’école élémentaire Hamo 4, à Guédiawaye. L’objectif est de nettoyer les lieux et préparer les salles de classe avant le retour des élèves, prévu ce lundi 12 octobre, après le report de la rentrée initialement fixée au 8 octobre.
Parmi les bénévoles figure El Hadji Mamadou Niang, ancien élève de l’établissement. Équipé d’un masque et de gants de protection, il a choisi de revenir dans cette école qui a marqué son parcours afin de contribuer à sa remise en état. Pour lui, cet engagement relève d’un devoir envers une institution qui a participé à sa formation. Originaire de la cité et impliqué dans la vie de l’établissement, il explique que cette mobilisation est devenue une habitude au sein de la communauté depuis plusieurs années.
« Nous sommes redevables à tout ce que l’école a fait pour nous », souligne-t-il, rappelant que les volontaires se mobilisent régulièrement en début d’année scolaire pour permettre aux jeunes générations d’étudier dans de meilleures conditions.
Des infrastructures scolaires encore fragilisées par les pluies
Si l’école Hamo 4 bénéficie de cet élan de solidarité, la situation reste préoccupante dans d’autres établissements du pays. Les fortes pluies et l’état des infrastructures ont contribué au report de la rentrée, faisant craindre de nouveaux retards dans le déroulement des enseignements.
Face à ces difficultés, El Hadji Mamadou Niang appelle les autorités locales et nationales à renforcer les moyens consacrés aux établissements scolaires. Il redoute notamment les conséquences de ces perturbations sur le volume horaire des cours et sur la continuité des apprentissages.
« Nous interpellons nos autorités locales, mais aussi nos autorités étatiques, pour qu’ils mettent beaucoup plus de moyens dans les établissements », insiste-t-il.
Selon lui, les retards accumulés pourraient empêcher certains élèves de reprendre les cours pendant plusieurs semaines. Il estime même que, dans certains établissements, le démarrage des enseignements pourrait être compromis pendant une grande partie du mois d’octobre. Au-delà des opérations ponctuelles de nettoyage, cette situation remet ainsi en lumière les besoins en infrastructures et en moyens matériels pour garantir une rentrée scolaire dans de bonnes conditions.
Riverains et responsables scolaires unis pour préparer la reprise
La mobilisation ne se limite pas aux anciens élèves. Les riverains, les membres de la communauté éducative et les responsables de l’établissement participent également aux travaux de nettoyage et de remise en état. Le directeur de l’école, Dethie Ndione, souligne le rôle joué par le Comité de gestion de l’école (CGE), qui a contribué à mobiliser les habitants du quartier autour de cette initiative collective.
« Le CGE a mobilisé les riverains, ils sont tous là. On est là ensemble pour essayer d’améliorer les conditions », explique-t-il.
Cette coopération entre les habitants et les responsables scolaires vise à rendre l’établissement accueillant avant l’arrivée des élèves et à faciliter la reprise des activités pédagogiques.
À Guédiawaye, l’exemple de Hamo 4 illustre la capacité d’une communauté à se mobiliser pour soutenir son école face aux difficultés liées aux intempéries et à l’état des infrastructures. Grâce aux efforts conjoints des anciens élèves, des jeunes volontaires, des riverains et des responsables éducatifs, l’établissement se prépare à accueillir les enfants ce 12 octobre dans de meilleures conditions.




