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Sénégal : une grève générale de 72 heures au bilan contrasté

Au Sénégal, la première journée de la grève générale de 72 heures lancée par les centrales syndicales a été marquée…

Au Sénégal, la première journée de la grève générale de 72 heures lancée par les centrales syndicales a été marquée par une mobilisation inégale selon les secteurs. Dans leurs éditions de ce jeudi 22 octobre 2026, les quotidiens sénégalais reviennent sur les conséquences de ce mouvement social et les tensions entre les syndicats et le gouvernement.

Le quotidien Le Soleil évoque un mouvement « en demi-teinte ». Selon le journal, le mot d’ordre de grève, lancé dans les secteurs public, parapublic et privé, a relativement peu perturbé le fonctionnement des services, notamment dans les transports et l’enseignement. Les centrales syndicales estiment toutefois que leur mobilisation est satisfaisante. Elles se sont également engagées à éviter des perturbations pendant les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026.

De son côté, Sud Quotidien constate un impact limité, même si les secteurs de l’éducation et de la santé ont été affectés. Le commerce et les transports ont, en revanche, mieux résisté au mouvement. WalfQuotidien relève également des répercussions variables d’un secteur à l’autre.

Les syndicats dénoncent notamment le vote récent du Code du travail et du Code de la sécurité sociale. Ils reprochent aussi au gouvernement de ne pas respecter le Pacte de stabilité sociale. Leur plateforme revendicative s’articule autour de dix points.

Le Quotidien met l’accent sur les mesures prises par les autorités pour limiter les effets de la grève. Le gouvernement aurait notamment eu recours à des arrêtés préfectoraux de réquisition, à des menaces de sanctions disciplinaires et à la présence des forces de défense dans plusieurs secteurs stratégiques, dont les transports, la santé, la justice et l’énergie.

L’objectif affiché est d’assurer un service minimum. Mais ces dispositions alimentent les tensions sociales et juridiques entre l’exécutif et les organisations syndicales.

De son côté, L’Observateur rapporte que le Front syndical pour la défense du travail (FSDT) revendique un taux de réussite de 90 % pour cette première journée et appelle à durcir le mouvement. Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro, affirme que les syndicats restent disposés à négocier, tout en déplorant l’absence de réaction des autorités. « Nous sommes ouverts au dialogue, mais le gouvernement n’a pas encore réagi, c’est le statu quo », a-t-il déclaré.

Alors que la grève doit se poursuivre pendant deux jours, son évolution dépendra notamment de la capacité des deux parties à renouer le dialogue.

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