Le Sénégal veut renforcer sa production agricole nationale et mieux encadrer les importations de produits horticoles. À l’issue du Conseil interministériel du 22 octobre, consacré à la campagne de commercialisation agricole 2026-2027, le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô a fixé plusieurs mesures concernant notamment le maïs, l’oignon et la pomme de terre.
Dans la filière maïs, le chef du gouvernement a demandé aux ministres chargés de l’Agriculture et du Commerce de poursuivre le programme « Grenier du maïs » et le partenariat avec les provendiers. Il a également ordonné le renouvellement sans délai du protocole entre l’État et les opérateurs, avec un objectif de 30 000 tonnes.
Cette initiative devra s’accompagner d’un soutien bancaire afin de faciliter le financement des opérations et de renforcer les débouchés pour la production nationale.
Les importations horticoles sous surveillance
Le gouvernement entend également adapter les importations de produits horticoles aux disponibilités de la production locale. Sur instruction du Premier ministre, le ministre chargé du Commerce, en collaboration avec celui de l’Agriculture, devra établir un calendrier de régulation basé sur les volumes effectivement disponibles sur le marché national.
Les autorisations d’importation devront par ailleurs être conditionnées à la justification d’achats de produits horticoles locaux. Cette mesure vise à favoriser l’écoulement des récoltes nationales et à mieux encadrer l’approvisionnement du marché.
Un fonds renforcé pour l’oignon et la pomme de terre
L’État prévoit également de renforcer le fonds de commercialisation de l’oignon et de la pomme de terre. L’objectif est de soutenir ces deux filières et d’améliorer la régulation des marchés.
À travers ces mesures, les autorités sénégalaises entendent consolider les débouchés de la production nationale et mieux coordonner les importations avec les capacités d’approvisionnement locales pour la campagne 2026-2027.




