À la veille de l’examen en plénière du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, prévu ce mardi 27 octobre, le Premier ministre sénégalais Ahmadou Al Aminou Lô affiche son optimisme. Malgré le rejet du texte en commission par les députés de Pastef vendredi dernier, le chef du gouvernement espère parvenir à un compromis grâce à la reprise du dialogue.
Invité de RFI dans l’émission présentée par Léa-Lisa Westerhoff, il a appelé les différentes parties à renouer les discussions dès lundi. Pour lui, un accord reste possible si le gouvernement et les parlementaires font preuve d’ouverture.
Un budget pour répondre aux difficultés économiques
Ahmadou Al Aminou Lô défend la nécessité de cette loi de finances rectificative par plusieurs impératifs économiques. Le gouvernement veut relancer l’activité, permettre aux entreprises de recouvrer leurs créances et régler les arriérés de paiement de l’État.
L’exécutif doit également faire face aux conséquences de la hausse des coûts énergétiques, dans un contexte marqué par la guerre impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. Selon le Premier ministre, ce choc représente une charge estimée à 550 milliards de francs CFA. Le gouvernement a toutefois décidé de ne pas répercuter cette hausse sur les consommateurs, a-t-il assuré.
Le gouvernement garde des options en cas d’échec
Le chef du gouvernement reconnaît certaines incompréhensions entre les acteurs et évoque une possible surenchère politique. Il minimise néanmoins l’ampleur du désaccord et estime qu’aucun blocage majeur ne compromet encore la recherche d’une issue. Il rappelle également que l’Assemblée nationale exerce pleinement ses prérogatives en examinant le texte. Malgré le rejet en commission, il reste convaincu qu’une solution peut être trouvée par la concertation.
Si les discussions échouent, Ahmadou Al Aminou Lô affirme que la Constitution confère au gouvernement des prérogatives auxquelles il pourrait recourir. Il précise que ces options ne nécessitent pas forcément d’engager la responsabilité du gouvernement.
À quelques heures du débat en plénière, l’issue de cette confrontation dépend donc encore de la capacité des deux camps à renouer le dialogue.




