Au Sénégal, les quotidiens reviennent ce mercredi sur deux sujets majeurs : le projet de loi visant à durcir la répression des « actes contre nature » et la polémique autour de l’affaire Softcare dans le secteur de la santé.
Plusieurs journaux sénégalais mettent en avant, ce 11 mars, l’examen par l’Assemblée nationale d’un projet de loi modifiant le Code pénal. Le texte vise notamment à renforcer les sanctions liées aux « actes contre nature ».
Selon Agence de presse sénégalaise (APS), le projet modifie la loi n°65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Il prévoit une révision de l’article 319 afin de durcir l’arsenal répressif et d’introduire de nouvelles incriminations.
Le quotidien Sud Quotidien souligne que ce texte, adopté en Conseil des ministres le 18 février, doit être soumis au vote des députés en séance plénière.
Cette évolution intervient dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires liées notamment à des accusations d’actes contre nature, de transmission volontaire du VIH ou encore de blanchiment de capitaux.
La presse sénégalaise revient également sur la polémique liée à l’affaire Softcare, une filiale d’un groupe chinois spécialisée dans la fabrication de couches pour bébés et de serviettes hygiéniques.
Le journal L’As rapporte que deux syndicats du secteur de la santé ont vivement réagi aux conclusions du ministère de la Santé.
Il s’agit du Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens‑dentistes (SAMES) et du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (SUTSAS).
Lors d’une conférence de presse, ces organisations ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une tentative de discrédit des inspecteurs de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP) par le ministre de la Santé, Ibrahima Sy.
Les syndicats ont également annoncé le dépôt imminent d’un préavis de grève.
L’affaire remonte à la découverte de matières premières périmées dans une usine de Softcare. L’ARP avait alors demandé le retrait des produits du marché avant de revenir sur cette décision quelques jours plus tard.
Cette situation avait suscité une vive polémique et conduit à l’ouverture d’une enquête conjointe impliquant les services de la santé, du commerce et une mission d’information de l’Assemblée nationale.
Les conclusions rendues publiques le 5 mars par le ministre de la Santé indiquent que les matières premières utilisées par l’entreprise ne contiennent pas de substances dangereuses pour la santé.
Toutefois, le rapport mentionne également des défaillances dans la procédure d’inspection menée par l’ARP, évoquant notamment des alertes insuffisamment étayées qui auraient provoqué une psychose au sein de la population.
Dans un autre registre, le quotidien Le Soleil met en lumière une initiative agricole innovante dans la région de Louga.
Dans la zone de Touba Seras, des exploitations agricoles utilisent les eaux issues d’un bassin d’infiltration géré par l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS).
Parmi ces exploitations figure la ferme moderne Rénovation, qui valorise ces eaux pour développer une production maraîchère dynamique.
Cette initiative contribue à prévenir les débordements des installations d’assainissement tout en générant des emplois et en approvisionnant plusieurs villes sénégalaises en légumes frais.




