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Conférence ONU 2026 : Dakar et Abu Dhabi misent sur l’eau pour renforcer leur partenariat

La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau en décembre 2026 apparaît comme un levier stratégique pour renforcer…

La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau en décembre 2026 apparaît comme un levier stratégique pour renforcer les relations entre le Sénégal et les Émirats arabes unis, selon le vice-ministre émirati Abdulla Balalaa.

 

La co-organisation de la Conférence des Nations unies prévue en décembre 2026 constitue une occasion stratégique pour le Sénégal et les Émirats arabes unis de consolider davantage leurs relations bilatérales, a estimé le vice-ministre émirati chargé de l’Énergie et du Développement durable, Abdulla Balalaa.

« La co-organisation de la Conférence des Nations unies sur l’eau représente une opportunité majeure pour approfondir et renforcer encore plus les relations entre nos deux pays », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à l’APS.

Le vice-ministre a mis en avant la solidité des liens entre Dakar et Abu Dhabi, rappelant que les Émirats arabes unis figurent parmi les principaux investisseurs étrangers au Sénégal. Il a également insisté sur les relations d’amitié qui unissent les deux États, évoquant la visite du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, aux Émirats arabes unis en décembre 2024, suivie de celle du Premier ministre Ousmane Sonko en septembre dernier.

« Nous avons été très honorés et heureux d’accueillir le Président de la République du Sénégal à l’occasion de la Semaine du développement durable d’Abu Dhabi », a souligné Abdulla Balalaa, saluant le discours prononcé par le chef de l’État sénégalais lors de cet événement.

Selon lui, le Sénégal et les Émirats arabes unis, en tant que co-organisateurs de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue du 2 au 4 décembre 2026 à Abu Dhabi, œuvrent conjointement à l’atteinte de l’Objectif de développement durable numéro 6 (ODD 6), visant l’accès universel à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène d’ici 2030.

« Les Émirats arabes unis et le Sénégal ont pris l’engagement de ne ménager aucun effort pour atteindre l’ODD 6 », a-t-il assuré, précisant que cette conférence sera la première exclusivement consacrée à la mise en œuvre de cet objectif des Nations unies.

Chef de la délégation émiratie à la réunion de haut niveau préparatoire à la Conférence des Nations unies sur l’eau 2026, tenue récemment à Dakar, Abdulla Balalaa a attiré l’attention sur le déficit structurel de financement dans le secteur de l’eau.

« Lorsque nous évoquons les mécanismes à mettre en place, le financement reste un enjeu central. Il existe un déficit de plusieurs milliards de dollars dans le financement de l’eau », a-t-il relevé.

Le responsable émirati a également pointé la difficulté pour de nombreux États membres à élaborer et appliquer des normes et des réglementations efficaces dans ce domaine.

« Nous faisons face à un déficit que nous souhaitons combler », a-t-il insisté, précisant que la priorité des Émirats arabes unis est de maintenir la question de l’eau à l’agenda international, au plus haut niveau politique.

Dans cette dynamique, les Émirats arabes unis affirment avoir œuvré sans relâche, ces deux dernières années, pour intégrer davantage la problématique de l’eau dans les différents cadres multilatéraux. Abdulla Balalaa a également rappelé que la question a été récemment abordée lors du Forum économique mondial de Davos.

« Nous avons évoqué la Conférence des Nations unies sur l’eau à Davos », a-t-il indiqué, appelant les décideurs politiques à mieux appréhender les enjeux liés à la gestion durable de l’eau.

« Nous sommes convaincus que les dirigeants doivent pleinement mesurer l’importance stratégique de l’eau, notamment pour la paix, la sécurité, la croissance économique et la lutte contre le changement climatique », a conclu Abdulla Ahmed Balalaa.

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