Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a posé, lundi à Ngabou, dans la commune de Touba, la première pierre de l’Hôpital international Jalibatoul Marakhib-Hijama, un projet sanitaire évalué à 32 milliards de FCFA. Cette infrastructure, réalisée dans le cadre d’un partenariat public-privé, ambitionne de renforcer l’offre de soins spécialisés au Sénégal.
Érigé sur une superficie de 10 000 m², le futur établissement disposera d’un plateau technique moderne destiné à répondre aux besoins croissants des populations. Il intégrera notamment un centre de cancérologie, une unité de cardiologie interventionnelle, des services de chirurgie générale et orthopédique, de gynécologie-obstétrique, ainsi qu’un service des urgences fonctionnant 24 heures sur 24.
L’hôpital comprendra également un centre d’imagerie médicale complet et un laboratoire de biologie médicale, avec l’objectif d’améliorer la prise en charge des pathologies nécessitant des soins spécialisés. Lors de la cérémonie, le chef de l’État a présenté ce projet comme une illustration de la stratégie portée par la Vision Sénégal 2050, qui mise sur une mobilisation accrue de l’investissement privé aux côtés des efforts publics.
Selon Bassirou Diomaye Faye, ce modèle de partenariat doit permettre au pays de développer des infrastructures sanitaires de référence, de limiter les évacuations médicales vers l’étranger et de rapprocher les soins de pointe des citoyens.
Au-delà des habitants de Touba et de la région de Diourbel, l’établissement est également appelé à jouer un rôle stratégique dans la prise en charge des millions de fidèles qui se rendent chaque année dans la cité religieuse, notamment lors du Grand Magal de Touba.
Cette pose de première pierre intervient au terme d’une visite de deux jours du président sénégalais dans la ville sainte. La veille, Bassirou Diomaye Faye avait été reçu par le khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, avant une visite au mausolée de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme.
À travers ce projet, les autorités sénégalaises entendent faire de l’accès aux soins spécialisés un levier majeur de transformation du système sanitaire national.




