L’Union africaine soutient la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU. Une initiative qui relance le débat sur la représentation africaine et les équilibres diplomatiques.
L’Union africaine (UA) s’engage dans la bataille pour la succession du secrétaire général de l’ONU, en mettant en avant la candidature de Macky Sall, dans un contexte diplomatique marqué par des enjeux de solidarité continentale et de rivalités internationales.
Âgé de 64 ans, l’ancien chef de l’État sénégalais est présenté comme le choix du continent africain pour diriger Organisation des Nations unies, alors que le mandat de António Guterres arrive à échéance.
Le projet de décision adopté le 26 mars par le Bureau de l’Assemblée de l’UA met en avant le profil de Macky Sall. L’organisation souligne son expérience au sommet de l’État, sa capacité à fédérer, son réseau diplomatique et son approche pragmatique des relations internationales. L’UA appelle ainsi à une mobilisation des États membres et des partenaires internationaux pour soutenir cette candidature, estimant qu’un Africain à la tête de l’ONU serait un atout pour répondre aux défis mondiaux en matière de paix et de sécurité.
Toutefois, cette initiative ne fait pas l’unanimité. Les autorités sénégalaises ont indiqué, par la voix du ministre des Affaires étrangères, ne pas avoir été officiellement consultées sur cette candidature. Une position qui introduit une certaine réserve dans un processus pourtant porté à l’échelle continentale.
Dans le même temps, la compétition internationale évolue. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet a perdu le soutien de son pays, réduisant ainsi les équilibres en présence.
D’autres prétendants restent en lice. L’Argentin Rafael Grossi, ainsi que l’ancienne vice-présidente costaricienne Rebeca Grynspan, ont également été proposés par leurs États respectifs.
Le processus de désignation du futur secrétaire général de l’ONU prévoit une recommandation du Conseil de sécurité, suivie d’une nomination par l’Assemblée générale. À partir du 20 avril, chaque candidat disposera de trois heures pour présenter sa vision devant les États membres, dans le cadre d’auditions publiques décisives.
Dans ce contexte, la candidature de Macky Sall s’inscrit à la fois comme une opportunité pour l’Afrique de peser davantage sur la gouvernance mondiale, et comme un test de cohésion diplomatique au sein du continent.




