La course à la succession d’António Guterres entre dans une nouvelle phase ce mardi 29 septembre 2026. L’ancien président sénégalais Macky Sall doit prendre la parole devant le Conseil de sécurité des Nations unies à l’occasion du quatrième scrutin indicatif organisé dans le cadre du processus de sélection du prochain secrétaire général de l’ONU. Sa candidature, officiellement portée par le Burundi, figure bien parmi celles examinées par le Conseil.
Ce nouveau vote intervient après plusieurs mois de campagne et alors que les différents candidats tentent de consolider leurs soutiens auprès des États membres. Selon les informations rapportées par la presse sénégalaise, Macky Sall avait enregistré un recul lors du précédent scrutin du 18 septembre, avec 5 avis favorables, contre 9 défavorables et 1 sans opinion.
Lors des deux tours précédents, l’ancien chef de l’État sénégalais avait obtenu 6 avis favorables et 7 défavorables. Les scrutins indicatifs constituent toutefois des consultations informelles et anonymes destinées à mesurer le niveau de soutien dont disposent les candidats au sein du Conseil de sécurité.
Pour la désignation du futur secrétaire général, le candidat retenu devra obtenir le soutien d’au moins 9 des 15 membres du Conseil de sécurité, sans opposition d’un des cinq membres permanents. Le processus prévoit ensuite une recommandation du Conseil de sécurité à l’Assemblée générale, qui procède à la nomination.
Le soutien de Dakar à la candidature de Macky Sall
La candidature de Macky Sall bénéficie désormais du soutien officiel du Sénégal. Celui-ci a notamment été réaffirmé par le président Bassirou Diomaye Faye lors de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.
Le chef de l’État sénégalais avait profité de ce rendez-vous diplomatique pour défendre la candidature de son prédécesseur auprès de ses homologues et de plusieurs partenaires.
Macky Sall avait initialement été désigné candidat par le Burundi le 2 mars 2026. La candidature est également officiellement enregistrée par les Nations unies dans le cadre du processus de sélection du successeur d’António Guterres.
La campagne de l’ancien président sénégalais a par ailleurs été marquée par plusieurs prises de position publiques, dont un entretien accordé à Breitbart News au cours duquel il avait notamment affiché son soutien à certaines réformes défendues par Donald Trump.
Face à lui, plusieurs autres candidats restent engagés dans la course, dont l’Ougandais Olara Otunnu. Le processus est également traversé par la question de la rotation géographique, régulièrement prise en compte dans les discussions autour de la succession à la tête de l’ONU.
Le scrutin indicatif de ce mardi doit ainsi permettre au Conseil de sécurité de mesurer une nouvelle fois les rapports de soutien entre les différents candidats, avant une éventuelle phase de vote aux bulletins différenciés entre membres permanents et membres élus. Selon les informations disponibles, ce type de scrutin pourrait intervenir ultérieurement, alors que le choix final du Conseil devra ensuite être soumis à l’Assemblée générale.




