Mis en cause sur des emprunts financiers jugés opaques, le gouvernement sénégalais assure que les TRS sont utilisés de manière transparente et maîtrisée.
Accusé par une partie de la presse internationale d’avoir recours à des montages financiers opaques, le gouvernement sénégalais affirme que l’utilisation des Total Return Swap (TRS) s’inscrit dans une stratégie transparente et avantageuse de mobilisation des ressources.
Le ministère des Finances et du Budget a rejeté toute accusation d’opacité liée à ces instruments financiers, soutenant qu’ils relèvent d’une politique maîtrisée de diversification des sources de financement.
Dans un communiqué reçu ce mardi, l’institution explique que le recours aux TRS vise à élargir la base des investisseurs, notamment étrangers, tout en renforçant la liquidité du marché financier régional, dans un contexte international marqué par un accès plus difficile aux capitaux.
Le ministère précise que ces opérations, réalisées entre avril et novembre 2025 à travers sept émissions de titres publics, ont été conduites conformément au calendrier d’émission et dans le respect des lois de finances adoptées par le Parlement.
Selon les autorités, les conditions obtenues sont jugées favorables, avec un taux net d’environ 7,1 %, inférieur aux rendements observés sur les marchés internationaux des Eurobonds, estimés entre 11 % et 12 % en 2025. Ces choix auraient permis de réaliser des économies significatives pour le Trésor public.
En réponse aux critiques, le ministère insiste sur la transparence du processus, indiquant que les résultats des adjudications sont publiés après chaque émission et que le recours aux TRS figure dans des documents officiels, notamment le rapport économique et financier annexé à la loi de finances 2026.
Il souligne également que l’exécution du plan de financement 2025 a fait l’objet d’échanges réguliers avec le Fonds monétaire international, incluant ces opérations, et que les fonds mobilisés ont été utilisés pour couvrir les besoins budgétaires de l’exercice.
Le gouvernement indique par ailleurs que l’échéance de l’Eurobond mentionnée dans la presse a été honorée en mars 2026, rejetant tout lien avec les besoins de financement en cours.
Réaffirmant sa position, le ministère des Finances assure que la gestion de la dette publique demeure « prudente, transparente et responsable », tout en maintenant un dialogue avec les partenaires techniques et financiers.
De son côté, le Financial Times affirme que le Sénégal aurait mobilisé environ 650 millions d’euros en 2025 via des mécanismes financiers complexes, sans une divulgation complète, ce qui alimente les interrogations sur la transparence de ces opérations.




