La question du calendrier des élections territoriales continue de tenir en haleine la scène politique sénégalaise. Ce vendredi 28 août, les quotidiens reviennent largement sur le rejet, la veille, par la Cour suprême, d’une requête visant à contraindre le président Bassirou Diomaye Faye à fixer la date des élections départementales et municipales.
« Le calendrier électoral en suspens », relève Sud Quotidien, qui rappelle que la haute juridiction a rejeté la demande du Collectif Noo Lank. Celui-ci souhaitait que le chef de l’État fixe par décret, avant le 25 août 2026, la date des prochains scrutins locaux. Pour le journal, cette décision entretient le doute sur la possibilité d’organiser les élections avant l’expiration des mandats concernés.
L’Observateur analyse pour sa part la décision sous l’angle du rapport entre la justice et l’exécutif. Le quotidien estime que la Cour suprême refuse de « forcer la main au président Diomaye ». Saisie en référé par le collectif citoyen Ñoo Lank, elle a rejeté la requête qui visait à imposer au pouvoir l’adoption d’un calendrier électoral. En s’appuyant notamment sur la séparation des pouvoirs et l’absence de décret officiel susceptible d’être contesté, la juridiction laisse désormais à la présidence la responsabilité du calendrier.
Cette situation nourrit davantage les interrogations alors que les mandats des conseillers municipaux et départementaux doivent arriver à leur terme en janvier 2027. Le Quotidien parle ainsi de « flou sur le calendrier électoral » et présente Bassirou Diomaye Faye comme le « seul maître du jeu électoral ». Le journal évoque plusieurs hypothèses, dont celle d’une dissolution de l’Assemblée nationale en fin d’année qui pourrait être suivie d’un couplage des élections législatives et territoriales.
La pression ne faiblit pourtant pas autour du pouvoir. L’As souligne que les responsables politiques, les organisations de la société civile et des citoyens continuent de réclamer la fixation de la date du scrutin. Malgré ces appels, le régime conserve sa position et ne dévoile pas ses intentions. Le rejet de la requête introduite par Seydina Mouhamadou Malal Diallo, secrétaire général du Collectif Noo Lank, vient désormais conforter cette posture.
WalfQuotidien va dans le même sens et estime que le président sénégalais dispose désormais d’une marge de manœuvre importante concernant les prochaines élections territoriales. Le journal considère que la Cour suprême a laissé à l’Exécutif la décision concernant la tenue ou le report du scrutin.
La presse ne s’arrête toutefois pas aux questions électorales. Le Soleil emmène également ses lecteurs en Casamance, à la découverte du bolong d’Essaout, présenté comme l’un des trésors naturels de cette partie du Sénégal. Entre les rizières et les palétuviers, ce bras de mer serpente jusqu’à la Guinée-Bissau et accompagne depuis plusieurs générations la vie des populations du département d’Oussouye.
Au fil des marées, le bolong rythme les activités des habitants. Entre février et avril, les femmes y récoltent les huîtres, qui représentent une source importante de revenus. Le reste de l’année, les pêcheurs prennent le relais et y capturent notamment des carpes, des barracudas et des capitaines destinés aux marchés d’Oussouye et de la région de Ziguinchor.
Derrière cette richesse naturelle, Le Soleil met aussi en lumière une autre réalité sociale. Pour une partie de la jeunesse locale, la pêche constitue une véritable alternative au chômage. Le bolong d’Essaout apparaît ainsi à la fois comme un espace de ressources, un patrimoine naturel et un moyen de subsistance pour les communautés qui vivent à ses abords.




