Une opération de livraison surveillée a permis aux policiers dakarois de remonter jusqu’à une femme soupçonnée d’être impliquée dans un trafic international de stupéfiants. L’affaire a débuté le 1er août 2026, après la découverte d’un colis en provenance des États-Unis.
Le paquet, acheminé par un service de groupage « New York-Dakar », contenait plusieurs produits suspects. Les enquêteurs y ont découvert 10,60 kilogrammes de haschisch, 193 grammes d’une poudre blanche suspectée d’être de la cocaïne et 170 grammes de bonbons beiges soupçonnés de contenir du MDMA.
L’alerte avait été donnée vers 17 heures à la Brigade régionale des stupéfiants de Dakar. Une dénonciation concernant le colis avait conduit les policiers dans les locaux du transporteur. Les premières constatations ont confirmé la présence des produits suspects. Les enquêteurs ont alors décidé de poursuivre l’opération en mettant en place une livraison surveillée.
Avec la collaboration du livreur habituel, les policiers ont suivi le colis jusqu’à sa destination. Cette opération leur a permis d’identifier le domicile de la destinataire, présentée comme l’épouse de l’expéditeur basé aux États-Unis.
La suspecte a été interpellée dans son appartement au moment où elle réceptionnait le colis. La perquisition effectuée sur place a ensuite permis de découvrir plusieurs objets et produits. Certains éléments retrouvés au domicile, notamment des sous-vêtements et des articles similaires, présentaient des ressemblances avec des objets contenus dans le colis.
Lors de son audition, la femme aurait reconnu réceptionner régulièrement des colis envoyés par son mari depuis les États-Unis. Elle aurait expliqué jouer le rôle d’intermédiaire dans ce dispositif. D’après ses déclarations, une autre personne venait récupérer une partie des marchandises après leur réception. Elle aurait, pour sa part, conservé le reste du contenu des colis.
La mise en cause a été placée en garde à vue. Elle est soupçonnée d’association de malfaiteurs, de détention et de trafic international de drogues ainsi que de blanchiment de capitaux. Les stupéfiants et les différents objets saisis ont été placés sous scellés. L’enquête se poursuit désormais pour déterminer le rôle exact de la suspecte et identifier les éventuels autres membres de ce réseau présumé.
À travers cette opération, la Police nationale réaffirme sa volonté de renforcer la lutte contre le trafic international de stupéfiants. Elle invite également la population à communiquer toute information susceptible d’aider les enquêteurs au numéro vert 800 00 17 00.




