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Après l’accord avec le FMI, la presse met la pression sur le gouvernement face aux urgences sociales

Les urgences économiques et sociales dominent les unes des quotidiens sénégalais ce jeudi 3 septembre. La presse revient notamment sur…

Les urgences économiques et sociales dominent les unes des quotidiens sénégalais ce jeudi 3 septembre. La presse revient notamment sur les nouvelles directives du président Bassirou Diomaye Faye, quelques jours après la conclusion de l’accord avec le FMI.

En Conseil des ministres mercredi, le chef de l’État a demandé au gouvernement d’accélérer la prise en charge des difficultés économiques et sociales. Il a également insisté sur le renforcement des mécanismes destinés à lutter contre la vie chère, rapporte Le Soleil.

Sud Quotidien estime pour sa part que « Diomaye Faye sort de son silence ». Le journal explique que le président a donné plusieurs instructions destinées à soulager les ménages confrontés à la hausse du coût de la vie. La densification de la carte sanitaire et la réussite des Jeux olympiques de la jeunesse figurent également parmi ses priorités.

L’Observateur décrit un chef de l’État qui « met le gouvernement sous pression ». Le quotidien insiste notamment sur la consolidation de la politique sociale. Pouvoir d’achat, loyers et santé apparaissent ainsi parmi les principaux dossiers sur lesquels l’exécutif est appelé à agir.

Pour Vox Populi, ces directives confirment la volonté présidentielle de maintenir le cap d’un « gouvernement d’actions, de réalisations et de résultats ». L’objectif affiché reste de répondre aux attentes des populations et d’améliorer leur bien-être dans un esprit de solidarité.

Le quotidien L’Info relève également cette volonté d’accélérer l’action gouvernementale. Pendant que le président « presse le gouvernement d’agir », le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo définit, lui aussi, les priorités de son équipe.

L’As identifie plusieurs urgences : le pouvoir d’achat des ménages, la régulation des loyers et la relance de l’économie. Le journal souligne que Bassirou Diomaye Diakhar Faye a multiplié les instructions pour accélérer l’action publique et renforcer le suivi de plusieurs secteurs stratégiques.

Ces préoccupations sociales s’inscrivent dans un contexte économique particulier. Les journaux les rapprochent de la question de l’endettement du Sénégal et du récent accord conclu avec le Fonds monétaire international. Les négociations ont abouti à un programme d’environ 1 243 milliards de francs CFA en faveur du pays.

Mais cet accord ne fait pas l’unanimité. Dans des propos rapportés par Tribune, Bougane Guèye Dany estime qu’un programme avec le FMI « ne relancera pas l’économie ». Le président du mouvement politique Gueum Sa Bopp reconnait néanmoins que l’accord peut créer des marges de manœuvre. Selon lui, il ouvre des « fenêtres d’opportunités » pour rétablir les équilibres macro-économiques et favoriser le retour des financements concessionnels.

La question du traitement de la dette continue également d’alimenter les débats. WalfQuotidien rappelle que le Sénégal a choisi un Plan de traitement de la dette plutôt qu’une restructuration. Certains économistes considèrent toutefois cette formule comme une autre manière de désigner une restructuration. « L’État se voile la face », affiche ainsi le quotidien.

Autre dossier au centre de l’attention : l’encadrement des crédits spéciaux. L’As rapporte que le bureau de l’Assemblée nationale a déclaré recevable, mercredi 2 septembre, une proposition de loi consacrée à cette question. Sud Quotidien y voit une nouvelle offensive parlementaire après la décision du Conseil constitutionnel. Le journal rappelle que les députés souhaitent désormais inscrire l’encadrement des crédits spéciaux dans le champ de la loi organique relative aux lois de finances.

Le Conseil constitutionnel avait censuré, le 26 août, un précédent texte adopté par l’Assemblée nationale. Il avait alors considéré que la gestion des crédits spéciaux relève exclusivement du pouvoir exécutif. Le législateur ne pourrait donc pas imposer un mécanisme de contrôle dans ce domaine. Le Quotidien résume cette nouvelle confrontation sous le titre « Bataille spéciale en vue ». Le journal rapporte que l’Assemblée nationale prépare une proposition de loi organique destinée à modifier la législation financière.

Face à cette initiative parlementaire, le gouvernement maintient toutefois sa ligne. L’exécutif réaffirme sa préférence pour un encadrement réglementaire des crédits spéciaux. Entre pression sociale, contraintes économiques, dette et bras de fer institutionnel, les quotidiens sénégalais placent ainsi l’action du gouvernement au centre de leurs analyses. Après l’accord conclu avec le FMI, l’exécutif est désormais attendu sur sa capacité à transformer les engagements économiques en réponses concrètes aux préoccupations des Sénégalais.

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