Les relations entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale continuent de retenir l’attention de la presse sénégalaise. Les quotidiens de ce mercredi reviennent largement sur les événements de la séance plénière du mardi 29 septembre, marquée par deux nouveaux désaccords autour de textes soumis aux députés.
Le Quotidien ouvre sa une sur un « Rebelote ! », en référence à ce qu’il présente comme une nouvelle étape dans la bataille entre les deux pouvoirs. Le journal relève que la séance plénière s’est soldée par le renvoi en commission du projet de loi sur la carte d’identité biométrique et par le blocage de l’examen de la réforme du Code pétrolier.
Le premier épisode concerne le projet de loi n°21/2026 portant prorogation de la durée de validité de la carte d’identité biométrique CEDEAO. Alors que son adoption était prévue, le texte a finalement été renvoyé en commission après plusieurs interrogations soulevées par les députés, rapporte Sud Quotidien.
Le Quotidien présente ce renvoi comme le premier moment fort d’une journée parlementaire déjà tendue. Le texte devra ainsi faire l’objet d’un nouvel examen en commission avant de pouvoir revenir devant les députés.
L’après-midi, les débats ont été de nouveau interrompus, cette fois autour de la proposition de loi n°37/2026 portant modification du Code pétrolier. Alors que les députés devaient examiner le texte, la séance a été ajournée à la suite d’une saisine en urgence du Conseil constitutionnel par le gouvernement.
Selon les informations rapportées par Le Quotidien, le gouvernement a introduit un recours en irrecevabilité après le rejet du texte en commission. La saisine du Conseil constitutionnel a entraîné la suspension de l’examen de la proposition de loi.
WalfQuotidien revient également sur cet épisode. Le journal précise que la proposition portée par Pastef prévoit notamment que les contrats pétroliers soient approuvés par l’Assemblée nationale avant leur signature par le ministre et le président de la République.
Cette nouvelle séquence parlementaire intervient dans un contexte que plusieurs journaux décrivent comme marqué par des désaccords persistants entre l’Exécutif et la majorité parlementaire. EnQuête évoque ainsi un « désaccord politique » et une « défiance croissante », sur fond de débat autour des compétences respectives des deux institutions.
Sud Quotidien décrit pour sa part une séance plénière particulièrement mouvementée lors de cette troisième session extraordinaire de l’Assemblée nationale. Le quotidien retient les deux principaux événements de la journée : le renvoi en commission du texte sur la carte d’identité biométrique et le report de l’examen du Code pétrolier après la saisine du Conseil constitutionnel.
WalfQuotidien estime également que le bras de fer entre les deux pouvoirs ne connaît pas de répit. La proposition de modification du Code pétrolier constitue désormais l’un des principaux dossiers au centre de cette confrontation institutionnelle.
Au-delà de ces tensions, les journaux évoquent également l’installation du Conseil consultatif de la jeunesse. La cérémonie s’est tenue mardi à Dakar en présence du président Bassirou Diomaye Faye.
Le Conseil compte 1 277 membres. À cette occasion, le chef de l’État a appelé les jeunes à s’engager dans la transformation du pays et à adopter des comportements responsables, notamment dans l’utilisation d’internet et des réseaux sociaux.
Le Soleil rapporte notamment les recommandations du président de la République, qui a invité les membres du Conseil à devenir des acteurs du changement. Bassirou Diomaye Faye les a également encouragés à ne pas se limiter à une utilisation passive de l’intelligence artificielle face aux mutations technologiques.
Dans cette livraison de la presse sénégalaise, l’actualité institutionnelle reste toutefois le principal sujet. Le renvoi du texte sur la carte d’identité biométrique et la saisine du Conseil constitutionnel autour du Code pétrolier constituent les deux nouveaux épisodes d’un désaccord entre l’Exécutif et l’Assemblée nationale que plusieurs quotidiens continuent de suivre de près.




