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Sénégal-FMI : un différend sur des swaps de 1,7 milliard de dollars ravive les tensions autour de la dette

Le traitement comptable et financier d’opérations de type swaps d’un montant de 1,7 milliard de dollars contractées par le Sénégal…

Le traitement comptable et financier d’opérations de type swaps d’un montant de 1,7 milliard de dollars contractées par le Sénégal en 2026 oppose Dakar au Fonds monétaire international (FMI). Au cœur du désaccord : la qualification de ces instruments financiers et leur inclusion dans le périmètre de la dette extérieure.

Selon Confidentiel Dakar, les deux parties défendent des interprétations différentes, tandis que les institutions financières concernées restent prudentes dans leurs réactions.

Une divergence d’interprétation sur la dette extérieure

Le Sénégal et le FMI sont en désaccord sur le traitement des instruments financiers désignés sous le sigle TRS dans le document. Dans son édition du 8 octobre 2026, Confidentiel Dakar rapporte que cette divergence porte notamment sur le périmètre de la dette concernée et sur la manière de classer ces opérations.

D’un côté, les autorités sénégalaises considèrent que les engagements libellés en francs CFA ne relèvent pas du champ d’application du traitement en question. De l’autre, le FMI retient une approche fondée sur la résidence des créanciers et classe ces instruments parmi les dettes extérieures, au motif que les contreparties sont des non-résidents.

Cette différence d’appréciation met en évidence deux critères distincts dans l’analyse de ces opérations : la monnaie dans laquelle la dette est libellée, privilégiée par l’argumentation sénégalaise, et la résidence des créanciers, retenue par le Fonds.

Le différend porte sur des opérations d’un montant total de 1,7 milliard de dollars contractées par Dakar en 2026. Une présentation du gouvernement sénégalais mentionnée dans le document identifie trois institutions financières impliquées : First Abu Dhabi Bank, Africa Finance Corporation et Société Générale. La qualification de ces instruments financiers constitue ainsi le principal point de friction entre les positions présentées par les autorités sénégalaises et celles du FMI.

Des réactions prudentes des institutions concernées

Sollicités par Reuters, plusieurs acteurs cités dans le dossier n’avaient pas immédiatement réagi. Selon Confidentiel Dakar, Africa Finance Corporation, Société Générale et le ministère sénégalais des Finances n’avaient pas formulé de commentaire au moment où ils ont été contactés.

First Abu Dhabi Bank a, en revanche, répondu par courriel, sans entrer dans les détails des opérations. La banque a expliqué qu’elle ne commentait pas, par principe, les relations individuelles avec ses clients, les transactions ni les spéculations de marché.

Au-delà du montant des opérations, le désaccord entre le Sénégal et le FMI porte donc sur leur traitement et leur classification. Les positions rapportées par Confidentiel Dakar font apparaître une opposition entre l’approche sénégalaise, fondée sur la monnaie de libellé de la dette, et celle du Fonds, qui s’appuie sur la résidence des créanciers.

Les éléments disponibles ne font état d’aucun commentaire détaillé des principales parties sollicitées sur le fond de cette divergence. Le traitement de ces swaps de 1,7 milliard de dollars demeure ainsi au centre des interrogations soulevées par ce dossier.

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