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Sénégal : les suites du rejet de la LFR 2026 toujours au cœur des préoccupations de la presse

Les conséquences politiques et institutionnelles du rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale continuent de…

Les conséquences politiques et institutionnelles du rejet de la loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale continuent de dominer la presse sénégalaise. Dans leurs éditions de ce jeudi 5 novembre, plusieurs quotidiens s’interrogent sur les prochaines décisions de l’exécutif et les rapports de force entre le pouvoir et la majorité parlementaire.

Le débat budgétaire reprend déjà ses droits à l’Assemblée nationale. Dans ses colonnes, Le Quotidien annonce la convocation, ce jeudi 5 novembre, des membres de la commission des finances et du contrôle budgétaire. Ces derniers doivent entamer l’examen du projet de loi de finances initiale (LFI) pour le prochain exercice.

Le journal présente cette étape comme un moment déterminant après le rejet de la LFR 2026. Entre auditions des ministres, examen des budgets des institutions publiques et discussions sectorielles, Le Quotidien estime que les travaux permettront de mesurer la capacité de la majorité parlementaire et de l’exécutif à privilégier l’apaisement ou à prolonger leur bras de fer. Le quotidien s’interroge ainsi sur l’ouverture d’une nouvelle séquence de vérité budgétaire.

Dans le même registre, Walfquotidien affiche à sa Une : « Pastef ne lâche pas ». Le journal revient sur la convocation de la commission des finances, deux jours après le rejet du projet de loi de finances rectificative. Selon la publication, l’ordre du jour prévoit notamment une présentation du ministre des Finances et du Plan sur le budget des institutions de la République, ainsi que l’examen du projet de budget 2027 du ministère de la Microfinance.

De son côté, L’AS met en avant la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Le quotidien considère que le rejet de la LFR place le président Bassirou Diomaye Faye face à une équation politique et institutionnelle délicate. Plusieurs options seraient désormais envisageables : conserver le budget initial, recourir aux mécanismes prévus par la Constitution ou envisager une dissolution du Parlement à partir du 2 décembre 2026.

La crise budgétaire ravive également les clivages politiques. Walfquotidien relève que les formations de l’opposition se sont dressées contre Pastef, parti majoritaire à l’Assemblée nationale, et affichent leur soutien au chef de l’État. Selon le journal, leurs responsables ont unanimement condamné le rejet de la LFR 2026.

La publication estime que cette prise de position place l’opposition dans le camp de l’exécutif, engagé dans un bras de fer avec Ousmane Sonko, présenté comme le leader de Pastef et président de l’Assemblée nationale. Le Premier ministre, Al Aminou Lô, se retrouve également au centre des interrogations sur la suite de la séquence politique et son avenir à la tête du gouvernement.

Parmi les mécanismes évoqués pour sortir de l’impasse, Walfquotidien cite la possibilité pour le président de la République d’engager la responsabilité du gouvernement. Une option qui pourrait toutefois exposer l’équipe gouvernementale à une motion de censure, même si le chef de l’État conserve la possibilité de la reconduire.

Cette question institutionnelle retient aussi l’attention de Sud Quotidien. Le journal a sollicité l’analyse de Ndiogou Sarr, enseignant-chercheur en droit public, afin d’éclairer les mécanismes de la motion de censure et de l’engagement de responsabilité du gouvernement. Le spécialiste soutient que « la Constitution n’a fixé aucune limite au nombre de fois où le gouvernement peut solliciter la confiance du Parlement ».

En dehors de cette actualité politique, Le Soleil met en lumière une nouvelle directive du ministère de la Justice concernant les convocations dans le cadre des enquêtes judiciaires. Dans une circulaire adressée aux services d’enquête de la police et de la gendarmerie, le ministre de la Justice, Me Moussa Sarr, exige désormais que le motif de chaque convocation soit clairement précisé.

D’après le quotidien, cette mesure vise à permettre aux personnes convoquées de connaître les raisons de leur audition et de mieux préparer leur défense.

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