Portrait d’Idrissa Seck : De l’Économiste Prometteur au Leader Politique Déterminé

Idrissa Seck, candidat à l’élection présidentielle et leader de la coalition « Idy 2024 », fait preuve d’une détermination inébranlable après plusieurs tentatives infructueuses en 2007, 2012 et 2019. Sa candidature représente l’aboutissement des aspirations d’un homme qui n’a jamais caché son ambition de diriger un jour le pays.

Son parcours académique débute humblement à l’école primaire de Randoulène Sud 2 de Thiès, puis se poursuit au collège Saint-Gabriel et au lycée Van Vollenhoven de Dakar. Lauréat du concours général après avoir obtenu son baccalauréat en 1981, il s’envole pour la France où il étudie les sciences politiques et l’économie à l’Ecole des hautes études commerciales (HEC) de Paris.

Dès son plus jeune âge, Idrissa Seck s’intéresse à la politique. À seulement 14 ans, il entre en contact avec l’opposant historique, Abdoulaye Wade, grâce à son cousin Alioune Badara Niang. Son talent d’orateur lui vaut une ascension rapide au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), où il devient rapidement un collaborateur proche de Wade.

Son implication politique ne se limite pas à des discours, mais il occupe également des postes importants au sein du PDS. Il est notamment président de la commission stratégies, secrétaire national chargé des affaires économiques et financières, et responsable du parti à Thiès.

Idrissa Seck accède au gouvernement en tant que ministre du Commerce, de l’Artisanat et de l’Industrialisation de 1995 à 1998, et devient Premier ministre de 2002 à 2004 sous la présidence de Wade. Cependant, des différends émergent entre les deux hommes, notamment concernant sa gestion des « chantiers de Thiès », ce qui mène à son inculpation et à son emprisonnement en 2005.

Après avoir été blanchi des accusations portées contre lui, Seck quitte le PDS pour fonder son propre parti, « Rewmi ». Depuis lors, il a été candidat à l’élection présidentielle à trois reprises, en 2007, 2012 et 2019, se classant deuxième lors de cette dernière.

En 2020, Idrissa Seck rejoint Macky Sall et est nommé à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Cependant, il démissionne de ce poste en 2023 pour se préparer à sa candidature à l’élection présidentielle de 2024, affirmant ainsi son engagement indéfectible envers la politique et ses ambitions pour l’avenir du Sénégal.

Déthié Fall appelle à un Changement Qualitatif lors de sa Campagne à Keur Madiabel

Lors de sa campagne électorale à Keur Madiabel (Kaolack, centre), le candidat à l’élection présidentielle, Déthié Fall, a souligné l’importance d’une transition rapide vers un « changement qualitatif sérieux » fondé sur « la compétence, la rigueur, la vérité et la justice ».

« Nous devons avancer rapidement vers un changement de qualité, un changement sérieux, basé sur la compétence, la rigueur, la vérité et la justice », a déclaré le chef du Parti républicain pour le progrès (PRP) lors de sa visite dans cette commune du département de Nioro du Rip.

Déthié Fall affirme que seul ce type de changement permettra de résoudre durablement le chômage à travers des secteurs tels que l’agriculture, l’industrialisation et l’autonomisation des femmes.

Il a souligné le besoin de concentrer les efforts sur des questions telles que l’assainissement, l’hygiène et le chômage des jeunes à Kaolack, critiquant le manque d’attention portée à l’industrialisation dans la région.

Déthié Fall s’est engagé à développer l’industrie, en particulier la Société nationale de commercialisation des oléagineux (SONACOS), s’il est élu président. Il a également promis de réaliser le dragage du port de Kaolack pour améliorer les échanges commerciaux.

En conclusion, Déthié Fall a appelé à un changement fondé sur la compétence et l’engagement envers le développement économique et social de la région, soulignant son engagement à mettre en œuvre ces initiatives s’il est élu président de la République du Sénégal.

Contestation du PDS : Recours contre les Décrets Présidentiels

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a déposé un recours devant la Cour suprême pour demander l’annulation des décrets régissant l’organisation de l’élection présidentielle du 24 mars prochain, qu’il considère comme excessifs.

Dans sa requête, le PDS cible trois décrets spécifiques : le décret 2024-690 du 6 mars 2024 fixant la date de l’élection présidentielle, le décret 2024-691 du 6 mars 2024 convoquant le corps électoral, et le décret 2024-704 du 7 mars 2024 fixant la période de la campagne électorale.

Le parti estime que ces décrets « méritent amplement annulation » car ils enfreignent l’article LO 137 du code électoral, qui stipule que les électeurs doivent être convoqués au moins quatre-vingt jours avant le premier tour du scrutin. De plus, ils violent l’article LO 129 du même code, qui prévoit que la campagne électorale doit être ouverte vingt et un jours avant le premier jour du scrutin.

Selon le PDS, en convoquant le corps électoral et en ouvrant la campagne électorale avec un délai inférieur à celui requis par la loi électorale, les décrets attaqués enfreignent les textes légaux et justifient leur annulation.

La Fièvre Électorale à Kaffrine : Caravanes et Proximité en Vue de l’Élection Présidentielle

La course à la présidence du 24 mars à Kaffrine bat son plein, avec des caravanes et des rencontres porte-à-porte en attendant l’arrivée des candidats dans cette région centrale du pays.

Devant la permanence de la coalition « Diomaye président » dirigée par le candidat Diomaye Diakhar Faye, des motos Jakarta et des voitures sont stationnées, témoignant de leur parcours dans les principales artères de la capitale du Ndoucoumane.

La mouvance présidentielle, Benno Bokk Yakaar, a également adopté une stratégie similaire en organisant une caravane pour conquérir les électeurs de la région de Kaffrine.

De son côté, la coalition « Gakou2024 » dirigée par le candidat Malick Gakou préfère une approche plus directe pour rencontrer les populations.

« Nous croyons fermement que c’est la meilleure approche, car il est essentiel d’être en contact direct avec les populations, de leur exposer le programme alternatif ‘Souxali Sénégal’ (Pass). Nous ne nous livrons pas au folklore ou à une ambiance de divertissement, mais nous nous engageons dans une politique de proximité », a déclaré Cheikh Ahmadou Bamba Mboup, coordinateur du comité électoral de la coalition « Gakou 2024 » à Kaffrine.

La campagne électorale suscite des réactions diverses parmi les habitants de Kaffrine. Certains appellent les différents états-majors à livrer des discours pacifiques dans l’intérêt de la région, tandis que d’autres attendent impatiemment que les candidats en lice présentent leurs programmes de développement.

Le candidat de la coalition « MLD Tekki 2024 », Mamadou Lamine Diallo, est attendu ce mardi à Kaffrine, où il prévoit de parcourir les départements de Birkelane, Malem-Hodar et Koungheul.

Serigne Mboup, de l’économie à la politique : un nouvel espoir pour le Sénégal ?

L’homme d’affaires et arabisant Serigne Mboup, élu à la tête de la municipalité de Kaolack lors des élections locales de 2022, se lance dans la course à l’élection présidentielle du 24 mars avec pour objectif de bâtir un Sénégal de justice, de paix et d’équité sociale.

Sa candidature a été saluée par certains de ses administrés pour son audace, lui qui est novice en politique et qui a réussi à remporter la mairie de Kaolack face à des concurrents issus des rangs du pouvoir.

Les Kaolackois, tout en reconnaissant cette audace, ont exprimé le souhait que leur maire fasse ses preuves à la tête de la municipalité avant de prétendre diriger le pays.

Serigne Mboup, issu d’une école coranique, défend son ambition en affirmant qu’il n’a pas de limites et qu’il serait prêt à diriger même des institutions prestigieuses comme la NASA. Il répond ainsi à ceux qui doutent de ses capacités intellectuelles.

Ayant repris l’entreprise familiale et fait prospérer la Compagnie commerciale Bara Mboup, il affirme que la gestion de ses entreprises est plus complexe que celle d’un État.

Président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Kaolack, Serigne Mboup veut montrer à travers sa candidature que les anciens élèves des écoles coraniques peuvent accéder à des postes de responsabilité.

Bien que critiqué pour son français, il s’exprime aisément en anglais, montrant ainsi sa polyvalence linguistique.

L’émergence de personnalités issues de l’éducation arabo-islamique dans la sphère politique s’inscrit dans une tendance où les intellectuels non européens cherchent à s’affirmer dans l’espace public, passant de l’économie informelle à la politique institutionnelle.

Si certains considèrent ces candidatures comme des formes de procuration, elles représentent néanmoins une revanche des marges et témoignent d’une évolution sociale et politique au Sénégal.

Thierno Alassane Sall promet de transformer le Sénégal en leader régional

Lors d’un rassemblement à Thiès, Thierno Alassane Sall, candidat à la présidentielle du 24 mars, s’est engagé à placer le Sénégal en tête de file de l’Afrique de l’Ouest dans les secteurs clés tels que l’industrie, l’agriculture, l’enseignement supérieur et la santé. Il a dénoncé ce qu’il qualifie d’absurdités actuelles et promet des réformes radicales.

Après une caravane traversant Thiès, Thierno Alassane Sall a adressé ses engagements à ses partisans. Il envisage de faire du Sénégal « l’usine de l’Afrique de l’Ouest », la « clinique de l’Afrique de l’Ouest » et « l’université de l’Afrique de l’Ouest ». Il a critiqué les pratiques actuelles, citant l’exemple de l’importation de jus de fruits de pays comme Dubaï, alors que des fruits locaux pourrissent.

Sall a promis d’installer des unités de production de jus de fruits et d’autres industries pour valoriser les ressources locales. Il souhaite également renforcer la production agricole et atteindre l’autosuffisance alimentaire tout en exportant des produits agricoles. Selon lui, de telles politiques concrètes d’industrialisation créeront des emplois plus efficacement que de simples discours.

Il a souligné le besoin de changer la dynamique économique de Thiès, où les emplois prédominants sont dans le secteur informel, et où même les diplômés se retrouvent à exercer des emplois peu qualifiés.

Sall a également annoncé la création d’une banque populaire pour financer les femmes et les artisans locaux avec leurs propres ressources, mettant en lumière l’argent dormant dans les tontines à travers le pays.

En ce qui concerne la santé, il a déploré la fuite des capitaux vers des soins à l’étranger et a promis de transformer le Sénégal en destination médicale de choix pour l’Afrique de l’Ouest, tout en proposant des solutions innovantes telles que des hôpitaux mobiles pour les zones rurales mal desservies.

Thierno Alassane Sall a clairement exposé sa vision pour un Sénégal prospère et autonome, prônant des politiques pragmatiques et des réformes radicales pour transformer le pays en un leader régional dans divers secteurs clés.

Pour une lutte sans merci contre la corruption et le détournement

Thierno Alassane Sall, leader de la République des valeurs, exprime sa vision pour l’avenir du Sénégal lors d’un discours à Thiès. Il déplore la dégradation du chemin de fer de la ville, source de divers problèmes économiques, et promet d’étendre le réseau ferroviaire jusqu’en Casamance et jusqu’à Podor, afin de faciliter le transport des produits agricoles à travers le pays.

Dans son programme politique, Sall met l’accent sur une réforme institutionnelle visant à éradiquer la corruption et le détournement de fonds publics, qualifiés de fléaux entravant le développement du pays. Il affirme vouloir traquer sans pitié ceux qui se livrent à de telles pratiques.

Il critique également le gaspillage des ressources publiques par certains responsables politiques, qui distribuent des cadeaux à la population pour gagner des votes avant de disparaître. Sall dénonce le manque d’investissement dans les infrastructures de base telles que les écoles, les centres de santé et les marchés, soulignant que cela témoigne de mauvaises politiques gouvernementales.

Sall appelle les électeurs à faire preuve de discernement lors des élections, en choisissant des candidats dignes de confiance, compétents et intègres, qui mettront les intérêts du Sénégal au-dessus des leurs.

Il conclut en affirmant être le président capable de résoudre les problèmes actuels du pays, notamment la hausse du coût de la vie et la pénurie de gaz butane. Avant de poursuivre sa campagne, il promet de revenir à Thiès pour rencontrer à nouveau les habitants avant les élections.

Malick Gakou : Portrait d’un Leader Politique et Social Engagé

Malick Gakou, recalé lors des parrainages en 2019, se présente cette fois-ci en tant que candidat à la présidentielle du 24 mars, mettant en avant son expérience politique, son engagement social et son amour pour le sport.

Originaire de Pikine et Guédiawaye, Malick Gakou, président du Grand parti (GP), a bâti sa carrière politique après avoir été formé en Pologne. Son objectif est de conduire le Sénégal vers le développement en suivant la vision du Projet alternatif suxali Sénégal (PASS).

Né en 1961 à Dakar, Malick Gakou a traversé une jeunesse marquée par des études en Pologne, où il a obtenu un diplôme en commerce extérieur et un doctorat en sciences économiques. Pendant son séjour, il s’est également investi dans des associations estudiantines.

De retour au Sénégal, il rejoint le secteur privé avant de s’engager en politique, d’abord au Parti socialiste, puis à l’Alliance des Forces de Progrès. En 2015, il fonde le Grand parti après des désaccords avec l’AFP.

En dehors de la politique, Malick Gakou a consacré une grande partie de sa vie à des actions sociales, notamment dans l’éducation, la santé et le soutien aux jeunes. Il a également joué un rôle majeur dans le développement du sport, en particulier en tant que président du Guédiawaye Football Club et au sein de la Fédération sénégalaise de Football.

Son engagement envers le bien-être de la société lui a valu une reconnaissance notable, notamment en tant que « Maire honoraire » de Guédiawaye. Pour les élections présidentielles à venir, il propose le Projet alternatif suxali Sénégal (PASS), une vision axée sur le développement du pays.

Malick Gakou incarne ainsi un leadership politique et social, nourri par ses valeurs progressistes et son dévouement envers les causes qui touchent les citoyens sénégalais.

Khalifa Ababacar Sall : Parcours et Défis d’un Acteur Politique Sénégalais

Khalifa Ababacar Sall, âgé de 68 ans, est un personnage central de la scène politique sénégalaise. De son passé d’instituteur à ses multiples mandats ministériels et locaux sous le règne du Parti socialiste, il incarne une figure influente depuis des décennies. Sa participation à l’élection présidentielle du 24 mars marque une étape cruciale dans sa longue carrière politique.

La validation récente de sa candidature pour ce scrutin, après un revers en 2019, semble être une victoire personnelle pour ce natif de Louga, ville du nord du Sénégal. Engagé très tôt dans le militantisme politique, il s’est rapidement distingué au sein du Parti socialiste, occupant diverses fonctions de responsabilité, malgré une exclusion ultérieure pour dissidence.

Son parcours politique est marqué par des mandats de député et de ministre, débutant dès 1983. Après une période de consultant international, il devient maire de Dakar en 2009, puis est réélu en 2014. Cependant, son ascension vers la présidence est entravée par des accusations de détournement de fonds, l’amenant à être condamné en 2017. Malgré cela, ses partisans crient au procès politique, soulignant son évincement comme une manœuvre pour éliminer un concurrent potentiel à l’élection présidentielle de 2019.

Le rapprochement entre l’ancien leader du PS, Ousmane Tanor Dieng, et le président Macky Sall, ainsi que l’ambition de jeunes politiciens, ont compliqué son parcours. Exclu du PS pour insubordination, il perd son poste de maire en 2022, remplacé par l’un de ses lieutenants, Barthélémy Dias.

Khalifa Ababacar Sall incarne pour ses partisans des valeurs de dignité, de persévérance et de résistance en politique. Son destin politique semble s’articuler autour de l’élection présidentielle de cette année. Sa réussite à accéder à la présidence serait une réhabilitation politique après ses déboires judiciaires et une revanche pour les socialistes après des années dans l’opposition.

Parcours d’un homme en quête de pouvoir : Entre gouvernance et engagement

Mahammad Boun Abdallah Dionne a marqué la scène politique sénégalaise en occupant des postes de haute responsabilité, notamment celui de Premier ministre de juillet 2014 à mai 2019.

Durant son mandat, il a dirigé la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), devenu un pilier des politiques publiques du pays.

Après la suppression de la fonction de Premier ministre en 2019, Dionne a continué à jouer un rôle clé en tant que ministre d’État, secrétaire général de la Présidence du Sénégal jusqu’en octobre 2020, date à laquelle il a quitté le gouvernement.

En 2021, il s’est lancé dans des consultations internationales avant d’être nommé président du Conseil d’administration de la Banque industrielle pour le commerce et l’industrie (BICIS) en avril 2023. Cependant, il a démissionné en septembre de la même année pour se présenter à l’élection présidentielle de février 2024.

Son retour sur la scène politique a été marqué par sa déclaration de candidature en septembre 2023, après le choix de Macky Sall de soutenir Amadou Bâ comme candidat de Benno Bokk Yaakar (BBY).

Mahammad Boun Abdallah Dionne se présente comme le candidat de la coalition « Dionne2024 » avec la promesse de ne faire qu’un seul mandat de cinq ans s’il est élu.

En dehors de la politique, Dionne est un auteur prolifique, notamment avec son essai de 2023 intitulé « Le lion, le papillon et l’abeille », où il défend la souveraineté du continent africain et critique les thèses impérialistes.

Portrait d’un homme en quête du pouvoir : Mahammad Boun Abdallah Dionne parcours professionnel

Mahammad Boun Abdallah Dionne, économiste de formation, a commencé sa carrière en 1983 chez IBM France en tant qu’ingénieur technico-commercial. Par la suite, il a intégré la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) en 1986, occupant le poste de chef de service à la Direction centrale de l’organisation et de l’informatique de 1996 à 1997.

De 1997 à 2003, il a exercé en tant que directeur de l’Industrie au ministère chargé de l’Industrie, avant d’être désigné chef du bureau économique du Sénégal à Paris avec le rang de ministre-conseiller de 2003 à 2005.

Mahammad Boun Abdallah Dionne a également été directeur de cabinet de Macky Sall à deux reprises, d’abord à la Primature de 2005 à 2007, puis à l’Assemblée nationale de 2007 à 2008, sous le régime d’Abdoulaye Wade.

Il a ensuite occupé des postes au sein de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) de 2009 à 2014, notamment en tant que représentant en Algérie puis au siège de l’ONUDI à Vienne, où il a assumé des responsabilités de coordination pour la coopération sud et a dirigé le programme pour l’Afrique et les pays les moins avancés (PMA).

Membre actif de l’Alliance pour la République (APR) dirigée par le président Macky Sall, Mahammad Boun Abdallah Dionne a joué un rôle de premier plan au sein de cette formation politique de la mouvance présidentielle, Benno Bokk Yaakar (BBY), pendant environ une décennie.

Il a dirigé la liste de la mouvance présidentielle aux législatives de juillet 2017, remportant largement avec 125 sièges sur 165 à l’Assemblée nationale.

En 2019, il a été le directeur de campagne du président sortant Macky Sall pour l’élection présidentielle, remportant le scrutin dès le premier tour avec 58,27% des voix.