Sous l’égide du Fonds monétaire international (FMI), Dakar engage ce mardi 6 octobre 2026 une première concertation avec l’ensemble de ses créanciers. Organisée en visioconférence, cette rencontre marque une nouvelle étape dans le processus de restructuration de la dette extérieure du Sénégal, rapportent des médias internationaux.
Cette concertation intervient alors que le niveau de la dette sénégalaise atteint environ 130 % du produit intérieur brut (PIB). Pour Dakar, l’objectif est désormais d’engager un dialogue avec ses différents partenaires financiers et de préparer les prochaines étapes du traitement de cette dette.
Une réunion sans engagement financier immédiat
Cette première rencontre se veut avant tout informative. Aucun nouvel engagement financier ne devrait être conclu à l’issue des échanges. Les discussions doivent notamment permettre d’établir une vision plus précise de l’ensemble des créanciers du Sénégal et de leur présenter la situation économique et financière du pays. Cette étape doit également donner aux différents partenaires une meilleure visibilité sur les difficultés auxquelles Dakar est confronté.
Une partie des créanciers du Sénégal est déjà identifiée. La Chine représente environ 8 % de la dette extérieure du pays, devant la France, l’Inde, le Koweït, l’Allemagne et le Japon.
En revanche, la situation demeure moins précise concernant les engagements contractés auprès des banques commerciales et des autres créanciers privés. L’un des enjeux de cette première concertation sera donc également de mieux cerner l’ampleur et la composition de ces créances.
La réunion doit aussi permettre aux autorités sénégalaises de présenter leur programme de réformes et leur approche en matière de restructuration. Le Sénégal entend inscrire cette démarche dans le cadre commun du G20, un mécanisme déjà utilisé par la Zambie et le Tchad. Confronté à d’importantes échéances financières, Dakar pourrait notamment chercher à obtenir un allongement des délais de remboursement. D’autres solutions de restructuration pourraient également être mises sur la table lors des discussions qui suivront cette première rencontre.
Pour les autorités sénégalaises, l’enjeu consiste désormais à réorganiser leurs engagements financiers tout en maintenant les dépenses sociales et en poursuivant les réformes économiques engagées avec l’appui du FMI.




