Sous les dorures de l’hémicycle, le message a été clair. Lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a tracé les contours d’une année décisive. Après douze mois consacrés aux réformes internes et à la gestion des urgences de l’exécutif, le Parlement sénégalais entend désormais jouer pleinement son rôle dans la mise en œuvre des réformes globales annoncées pour 2026.
Cette nouvelle phase, assure-t-il, sera placée sous le signe du suivi rigoureux et du contrôle renforcé des politiques publiques, piliers essentiels d’une gouvernance démocratique efficace.
Du cadre normatif à l’action opérationnelle
Pour accompagner cette ambition, l’Assemblée nationale veut changer de posture. « Passer du cadre normatif à l’action opérationnelle, puis à une vision stratégique clairement assumée », résume Malick Ndiaye. De nouveaux outils de travail seront ainsi déployés afin de renforcer l’évaluation des politiques publiques et d’améliorer l’impact réel de l’action parlementaire.
L’objectif est assumé : bâtir une Assemblée nationale moderne, influente et crédible, capable d’aller au-delà du vote des lois pour devenir un véritable acteur de transformation démocratique.
Une institution qui se veut proche des citoyens
Au cœur de cette dynamique, le président de l’institution insiste sur la nécessité de restaurer et de consolider la confiance des citoyens. Transparence, redevabilité démocratique et efficacité de l’action publique sont présentées comme les fondements du travail parlementaire à venir.
Malick Ndiaye s’est également félicité du climat observé au sein de l’hémicycle. Malgré les divergences politiques, il évoque une prise de responsabilité collective, marquée par le respect du débat démocratique, la recherche de l’intérêt général et l’attachement aux valeurs républicaines.
Selon lui, cette maturité institutionnelle envoie un signal fort au peuple sénégalais et témoigne de la capacité des députés à placer l’intérêt supérieur de la nation au-dessus des considérations partisanes.
Une Assemblée en pleine modernisation
Cette ambition s’appuie sur des réformes déjà engagées. Au cours de l’année écoulée, l’Assemblée nationale a amorcé une transformation profonde de son fonctionnement. Parmi les innovations majeures figurent l’installation d’un système de vote électronique fiable, la mise en place d’une salle de serveurs répondant aux exigences de la modernisation numérique, ainsi que la gestion électronique des documents, permettant la numérisation des archives parlementaires.
L’acquisition d’un progiciel de gestion intégrée (ERP) vise également à améliorer la collaboration et la transparence entre les services des ressources humaines, de la paie et des finances.
À cela s’ajoutent le lancement annoncé d’un site Internet moderne et la prochaine mise en service d’un outil de travail collaboratif, dont les tests ont été jugés concluants, avec en ligne de mire une Assemblée nationale entièrement digitalisée.
Être à la hauteur des attentes du pays
Dans un contexte national marqué par une forte attente de renouveau institutionnel, de rigueur dans la gestion publique et de justice sociale, Malick Ndiaye rappelle que l’Assemblée nationale occupe une place centrale dans l’architecture démocratique du Sénégal.
Une responsabilité majeure, insiste-t-il, qui impose à l’institution parlementaire d’être à la hauteur de la confiance renouvelée des citoyens, à l’aube d’une année présentée comme celle des grandes réformes structurelles du pays.




