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Le Chef de l’Etat pour l’intensification des actions de régulation des loyers

Journaldusenegal.com avec APS_ Le chef de l’Etat a demandé, mercredi, en Conseil des ministres, une intensification des actions de régulation des loyers à travers l’ensemble du territoire national, a-t-on appris de source officielle.

Macky Sall a demandé au Ministre du Commerce, en rapport avec les ministres chargés des finances et de l’Habitat, d’intensifier les actions de régulation des loyers par la mise en place d’un dispositif consensuel et opérationnel réglementant les activités immobilières sur l’ensemble du territoire national’’, rapporte le communiqué du Conseil des ministres. Au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement, le Chef de l’Etat est revenu sur sa politique de baisse des loyers initiée en 2013.
Une loi portant baisse des prix du loyer a été votée en 2013, un an après l’élection de Macky Sall pour un premier mandat. Cette mesure saluée à l’époque par les locataires , a été mal accueillie par les bailleurs qui ont usé de nombreux artifices pour contourner ces dispositions. Aujourd’hui, de nombreux sénégalais se plaignent encore de la cherté des prix du loyer.
Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’hygiène publique, Abdou karim Fofana, a présidé le 8 octobre un atelier sur la restitution des travaux des commissions dans le cadre du projet de construction de 100.000 logements sociaux annoncés par Macky Sall au lendemain de sa réélection. Le programme de construction de 100 000 logements sociaux initié par le gouvernement cible exclusivement les Sénégalais à faibles revenus, avait rappelé Abdou Karim Fofana, ministre de de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.
‘’Cette politique est destinée aux personnes à revenus modestes et irréguliers. Pour en bénéficier, d’abord il faut être sénégalais, avoir une activité économique salariée ou non, formelle ou informelle et ne pas être propriétaire d’un autre logement’’, a-t-il notamment expliqué.
Il intervenait lors d’un atelier de restitution des travaux des commissions dans le cadre du projet de construction d’ici à 2024 de cent mille logements sociaux à travers le pays.
Il s’agit à travers ce projet d’accélérer l’offre en logements décents et accessibles et faire en sorte que chaque sénégalais, avec son niveau de loyer, puisse avoir droit à un logement décent, a-t-il fait observer.

Par logement décent on entend celui situé dans une zone urbanisée, organisée avec des infrastructures sociales de base comme l’accès à l’eau, l’électricité, l’évacuation des eaux fluviales, des eaux usées’’ ; mais également ‘’accessible par son coût et par le mode de financement’’, a fait remarquer Fofana. Il a assuré que ce programme allait être réalisé dans les pôles urbains et hors des pôles urbains et dans toutes les communes du Sénégal qui ont plus de dix mille habitants.
Il a ainsi annoncé que trois programmes phares vont bientôt débuter dans les communes de Diobass et Mont Rolland (Thies) et Ronkhe, dans la région de Saint-Louis.
Pour ce faire, a-t-il dit, l’Etat, dans le cadre des lotissements d’extensions, va favoriser des contractualisations tripartites à travers un lien entre collectivités territoriales et promoteurs, pour encadrer le prix du logement entre dix et douze millions pour des logements standards de trois pièces sur 150m². L’Etat va également développer un financement à long terme avec le fonds de garantie du logement qui commence à être doté, depuis l’adoption de la taxe sur le ciment’’.
A l’en croire, l’Etat compte avec ce projet, ‘’faire de la politique du logement, un moteur de croissance économique avec le développement d’un écosystème local de la construction et le financement à long terme par les banques nationales et institutions financières nationales’’.
Le besoin en financement pour la réalisation serait estimé à 1500 milliards sur cinq ans, a pour sa part renseigné le directeur général de la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS, publique), Mamadou Bocar Sy, également président de la commission financement et fiscalité de ce projet. Selon lui, les conditions actuelles d’accès au financement ne sont pas adaptées à la cible du programme, du fait notamment que le financement existant à ce jour est hypothécaire, compris entre cinq et vingt ans, selon l’âge et la durée d’activité du souscripteur.
Aussi, a-t-il indiqué, la structuration de mécanismes de financement alternatifs, ainsi que des innovations dans la chaîne de valeur de la construction sont nécessaires.

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