Après sept mois de suspension, le Sénégal s’apprête à rouvrir son marché aux importations de sucre. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a annoncé que les autorisations d’importation reprendront à compter du mercredi 15 juillet 2026, une décision destinée à garantir l’approvisionnement du pays à l’approche des grandes fêtes religieuses.
Dans un communiqué, le ministère rappelle qu’aucune importation de sucre, ni aucune Déclaration d’importation de produits alimentaires (DIPA) relative à cette denrée, n’a été autorisée depuis le 15 décembre 2025. Cette mesure avait été mise en place afin de permettre à la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) d’écouler sa production sur le marché national.
Les autorités estiment toutefois que le contexte actuel justifie une réouverture du marché. Selon le ministère, cette décision vise à assurer des approvisionnements complémentaires afin de prévenir toute rupture de stock et de répondre à la demande des consommateurs.
« Le ministère ouvrira le marché à compter du 15 juillet 2026, pour faciliter les approvisionnements complémentaires nécessaires. Cette ouverture vise uniquement à sécuriser l’approvisionnement et à garantir la continuité de la distribution pour l’ensemble des consommateurs », précise le communiqué.
Le département de l’Industrie et du Commerce explique que cette mesure intervient notamment en prévision du Magal et du Gamou, deux importantes célébrations religieuses qui entraînent traditionnellement une forte hausse de la consommation de sucre. Le ministère assure également que toutes les dispositions seront prises pour maintenir un approvisionnement régulier du marché tout en préservant la stabilité des prix.
Selon les chiffres communiqués, la Compagnie sucrière sénégalaise, l’un des principaux employeurs privés du pays, produit environ 140 000 tonnes de sucre par an, tandis que la consommation nationale moyenne atteint près de 25 000 tonnes chaque mois.
Les autorités indiquent par ailleurs qu’au 13 juillet 2026, les stocks de sucre de la CSS avaient fortement diminué. Elles rappellent également que les besoins des mois d’août, septembre, octobre et novembre sont habituellement couverts par des importations venant compléter la production locale. Le ministère invite ainsi la Compagnie sucrière sénégalaise et l’ensemble des acteurs de la filière à poursuivre une collaboration étroite avec les pouvoirs publics afin de renforcer durablement la production nationale.
En revanche, il prévient qu’il restera ferme face à toute tentative susceptible de compromettre l’intérêt général, de perturber le fonctionnement du marché ou de remettre en cause les mesures adoptées pour protéger les consommateurs.




