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Le Sénégal signe la nouvelle convention collective des médias

Cette nouvelle convention collective comporte 69 articles, 9 titres et 4 annexes. Au cours de la cérémonie de signature, Karim Cissé, Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale est largement revenu sur son processus d’adoption.

Le Conseil des éditeurs et diffuseurs de la presse du Sénégal (Cdeps) et le Syndicat des professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics) ont paraphé, lundi soir à Dakar, la nouvelle convention collective nationale des médias.

« Tout est parti de la dénonciation de l’ancienne convention en septembre 2011 par le Synpics. Après des consultations, le ministère du Travail a mis en place la Commission mixte paritaire en juillet 2014 chargée de piloter les concertations. Il y a eu ensuite, en juin 2017, la modification de l’arrêté créant cette Commission avec  la désignation de nouveaux membres. De juillet 2017 au 20 octobre 2018, la Commission mixte paritaire a tenu 8 sessions permettant de boucler les travaux », a expliqué M. Cissé.

Il a souligné la particularité de cette nouvelle convention, dont « le champ d’application a été élargi pour prendre en compte les autres travailleurs du secteur ».

Poursuivant, il a soutenu que « ce nouveau cadre juridique est un véritable facteur de progrès social notamment grâce à un mécanisme d’évolution dans la carrière plus incitatif avec un régime de rémunération amélioré et un meilleur accompagnement sur le plan social ».


De son côté, Abdoulaye Bibi Baldé, ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique a fait savoir que cette convention collective ouvre « une nouvelle page dans l’histoire du secteur de la presse au Sénégal ».

Selon lui, elle s’inscrit dans un processus « de réformes majeures pour assainir le secteur et permettre aux entreprises de presse d’évoluer dans un environnement économique plus propice à la performance ». En outre, M. Baldé a salué « le sens des responsabilités » des parties prenantes qui ont œuvré pour la concrétisation du texte.

Pour sa part, Ibrahima Khaliloulah Ndiaye, Secrétaire général du Syndicat des professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics) a fait remarquer que « la convention collective de 1991 ne répondait plus aux aspirations matérielles et financières des professionnels des médias ».

 



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