Politique Actualité




Mali : solidarité régionale après des attaques coordonnées

Après les atroces attaques survenues au Mali ce samedi, plusieurs pays de la sous-région, dont le Sénégal et la Mauritanie,…

Après les atroces attaques survenues au Mali ce samedi, plusieurs pays de la sous-région, dont le Sénégal et la Mauritanie, ont exprimé leur soutien à Bamako, tandis que la situation sécuritaire reste encore sous tension.

 

Face aux attaques simultanées qui ont secoué le Mali samedi, plusieurs pays de la sous-région ont rapidement réagi pour afficher leur soutien. Parmi les premières voix, le Sénégal et la Mauritanie ont exprimé leur solidarité avec Bamako, dans un contexte marqué par la revendication de la prise de Kidal par le Front de libération de l’Azawad.

Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a condamné avec fermeté ces attaques qu’il qualifie de terroristes, visant la République du Mali. Il a, au nom du peuple sénégalais, réaffirmé le soutien de Dakar aux autorités maliennes, aux forces de défense et à l’ensemble de la population. Le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une action concertée entre les pays de la région pour restaurer la paix et la sécurité.

Une solidarité exprimée par Nouakchott

Du côté de la Mauritanie, les autorités ont également réagi. Dans un communiqué officiel, le gouvernement mauritanien a indiqué suivre avec inquiétude la situation au Mali. Nouakchott a exprimé son soutien total au peuple malien et réaffirmé son engagement en faveur de la stabilité régionale.

Les autorités mauritaniennes ont insisté sur les liens historiques et fraternels qui unissent les deux pays. Elles ont également souhaité un retour rapide à la normale, tout en appelant à des efforts continus pour préserver la paix dans la sous-région.

L’Union africaine condamne les attaques

Cette vague de réactions a été renforcée par la position de Union africaine. Son président de Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a fermement condamné les attaques et réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de la stabilité au Sahel.

Des attaques revendiquées par des groupes armés

Sur le terrain, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a revendiqué plusieurs opérations menées samedi. Le groupe affirme avoir ciblé des sites stratégiques, notamment la résidence présidentielle, des infrastructures militaires et l’aéroport international de Bamako.

Dans le même temps, le Front de libération de l’Azawad (FLA) a annoncé avoir pris le contrôle de la ville de Kidal. Le mouvement évoque une action coordonnée avec d’autres groupes armés et appelle à un changement politique au Mali.

L’armée malienne se veut rassurante

Face à ces revendications, l’armée malienne affirme maîtriser la situation. L’état-major annonce avoir neutralisé plusieurs centaines d’assaillants et engagé des opérations de sécurisation dans plusieurs zones du pays, notamment à Bamako et ses environs.

Les autorités appellent à la vigilance, alors que des unités spéciales sont déployées dans la capitale.

Un couvre-feu instauré dans la capitale

Dans ce contexte tendu, les autorités ont instauré un couvre-feu de 72 heures à Bamako. La mesure, en vigueur de nuit, pourrait être prolongée selon l’évolution de la situation sécuritaire.

D’autres régions du pays sont également concernées par des restrictions similaires. Les transports restent perturbés et plusieurs représentations diplomatiques ont recommandé à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements.

Suivez l'information en direct sur notre chaîne WHATSAPP