Le Conseil des ministres a adopté un projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal, avec un durcissement annoncé des sanctions.
L’État affiche une posture plus ferme sur la question des actes qualifiés de « contre-nature ». Réuni en Conseil des ministres ce mercredi 18 février 2026, le gouvernement a adopté un projet de loi portant modification du Code pénal de 1965.
D’après la porte-parole du Gouvernement, Marie Rose Khady Fatou Faye, cette révision de l’article 319 vise à clarifier la définition des infractions concernées, à renforcer significativement les sanctions prévues et à introduire de nouvelles incriminations, notamment l’apologie et le financement de ces pratiques dans le dispositif pénal.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’interpellation de 19 personnes à Keur Massar par la Brigade de recherches. Jusqu’à présent, la législation en vigueur prévoyait des peines d’emprisonnement allant d’un à cinq ans, assorties d’une amende maximale de 1 500 000 francs CFA.
À travers cette réforme, les autorités entendent afficher une ligne de fermeté, dans un climat où l’enquête menée à Keur Massar continue de mettre en lumière de nouveaux éléments.




