Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de faire pression sur les cadres de Pastef et le met au défi de les limoger

La tension continue de monter entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. En meeting…

La tension continue de monter entre le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien Premier ministre, Ousmane Sonko. En meeting à Mbacké, le président de l’Assemblée nationale et leader de Pastef-Les Patriotes a publiquement accusé le chef de l’État d’exercer des pressions sur plusieurs directeurs généraux issus de son parti afin qu’ils prennent leurs distances avec lui.

Selon Ousmane Sonko, le président de la République aurait convoqué plusieurs responsables au Palais pour leur signifier qu’ils ne pouvaient pas demeurer à la tête d’établissements publics tout en soutenant un autre candidat à l’élection présidentielle de 2029. « Ces derniers jours, le président de la République appelle certains directeurs généraux restés fidèles à Pastef pour les menacer », a-t-il déclaré, affirmant que plusieurs cadres de son camp avaient déjà été démis de leurs fonctions.

Poursuivant son intervention, le leader de Pastef a lancé un défi direct au chef de l’État. Dans une vidéo relayée par geo.dailymotion.com et selon des informations rapportées par Exclusif, il a déclaré : « S’il en est réellement capable, qu’il limoge dès mercredi prochain tous les directeurs généraux et présidents de conseil d’administration membres de Pastef. »

Ousmane Sonko a également pris la défense des responsables qu’il considère comme ses proches, estimant qu’ils obtiennent des résultats satisfaisants dans leurs fonctions. À l’inverse, il a vivement critiqué certaines des nouvelles nominations opérées par le pouvoir, affirmant : « Avec les personnes qu’il ramasse pour les nommer, il va couler et recouler le pays. »

Cette nouvelle charge publique illustre l’aggravation des tensions entre les deux anciens alliés. Depuis la fin de l’année 2025, les signes d’une rupture politique se sont multipliés. L’installation du siège de la coalition Diomaye Président, en décembre, avait déjà été interprétée comme un symbole de cette séparation, tandis que plusieurs analyses publiées en juin 2026 avaient établi un parallèle entre leur relation et celle de Senghor et Mamadou Dia, évoquant une fracture profonde au sommet de l’État.

À ce stade, la présidence de la République n’a pas officiellement réagi aux accusations formulées par le président de l’Assemblée nationale.

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