Le soutien officiel du Sénégal à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies s’impose comme le principal sujet de la presse sénégalaise ce mardi 21 juillet. Au lendemain de l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye, les quotidiens reviennent largement sur la portée diplomatique de cette décision, tout en analysant ses implications politiques dans un contexte national marqué par les tensions entre le chef de l’État et ses anciens alliés de Pastef.
Le quotidien Le Soleil met en avant la candidature désormais officiellement portée par le Sénégal, soulignant que Bassirou Diomaye Faye a demandé au gouvernement ainsi qu’à l’ensemble du réseau diplomatique sénégalais de se mobiliser afin de soutenir les ambitions de Macky Sall à la tête des Nations unies.
De son côté, WalfQuotidien rappelle que cette décision intervient quelques jours après la rencontre du 17 juillet entre les deux hommes au Palais de la République. Le journal relève que l’appui officiel de Dakar s’accompagne d’une mobilisation de l’appareil diplomatique sénégalais pour défendre cette candidature sur la scène internationale.
Pour L’As, ce choix constitue un véritable « pari diplomatique ». Le quotidien estime que les autorités cherchent ainsi à rassembler les différentes composantes de la nation autour de la conquête de l’une des fonctions les plus prestigieuses de la diplomatie mondiale.
Dans la même veine, Le Quotidien considère que cette décision permet au Sénégal de renouer avec une diplomatie ambitieuse et de renforcer son prestige sur la scène internationale. Libération insiste, pour sa part, sur l’appel du président Bassirou Diomaye Faye à une mobilisation générale du réseau diplomatique sénégalais ainsi que des forces vives du pays afin de porter la candidature de son prédécesseur.
Sud Quotidien replace toutefois cette annonce dans un contexte politique particulièrement sensible. Le journal souligne que Pastef, formation qui a contribué à l’accession de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir, demeure l’un des principaux opposants à Macky Sall, auquel il reproche notamment son bilan en matière de gouvernance financière et de droits humains. Le quotidien rappelle également que la candidature de l’ancien président n’avait pas été initialement présentée par le Sénégal, mais par le Burundi, alors président en exercice de l’Union africaine.
La presse s’intéresse également aux répercussions de la crise politique entre Bassirou Diomaye Faye et ses anciens alliés. WalfQuotidien analyse les critiques répétées de Pastef et d’Ousmane Sonko contre le chef de l’État, estimant que cette stratégie pourrait finalement produire l’effet inverse de celui recherché. Selon le journal, ces attaques contribueraient à renforcer, auprès d’une partie de l’opinion, l’image d’un président régulièrement pris pour cible.
Enfin, plusieurs quotidiens se penchent sur la naissance imminente du futur parti présidentiel. L’As révèle les grandes orientations idéologiques de cette nouvelle formation, qui entend défendre une ligne conciliant souverainisme, ouverture au monde, État de droit et transparence économique. Le journal indique que ces principes figurent dans un manifeste publié par le mouvement Sénégal en mouvement vers l’excellence (SEME), qui a officialisé son ralliement au futur parti appelé à soutenir durablement l’action du président Bassirou Diomaye Faye.




