Sénégal : Pastef hausse le ton sur la dette cachée et réclame que les responsabilités soient établies

Le ton monte au sein de la majorité parlementaire sénégalaise. Face à la presse ce jeudi, Pastef-Les Patriotes a placé…

Le ton monte au sein de la majorité parlementaire sénégalaise. Face à la presse ce jeudi, Pastef-Les Patriotes a placé la question de la dette dite cachée au cœur de ses préoccupations. Le parti, qui détient la majorité à l’Assemblée nationale, réclame désormais que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient clairement établies.

« Nous sommes devant un moment de vérité. La question n’est plus seulement celle de l’existence de la dette cachée. Elle est désormais celle de la responsabilité et des conséquences que cette situation fait peser sur la nation », a déclaré Ayib Daffé, secrétaire général de Pastef, lors d’un point de presse.

Pour le député, le débat ne peut plus s’arrêter au constat de l’existence de cette dette. Il doit désormais porter sur ceux qui auraient contribué à cette situation et sur les conséquences qu’elle pourrait entraîner pour le Sénégal. Pastef demande également au gouvernement de jouer la carte de la transparence concernant le traitement envisagé pour cette dette, notamment à l’approche des prochaines négociations.

Ayib Daffé résume la position de son parti autour de trois exigences. « La vérité sur la dette, notamment la dette cachée. La responsabilité de ceux qui ont conduit le pays à ce désastre. Et la protection des Sénégalais dans le cadre de la restructuration qui s’annonce », a-t-il souligné.

Cette prise de position intervient quelques jours après l’annonce d’un accord technique entre le gouvernement sénégalais et le FMI. Le programme porte sur environ 1 243 milliards de francs CFA sur trente-six mois. Dans le même temps, les autorités sénégalaises ont annoncé leur intention de solliciter un traitement de la dette publique.

Pour le secrétaire général de Pastef, cette perspective marque un tournant important. Dès lors que les conditions initiales de remboursement sont appelées à évoluer, le dossier ne peut être traité comme une simple question financière. Ayib Daffé estime ainsi que l’Assemblée nationale doit jouer un rôle particulier dans son suivi, compte tenu de conséquences susceptibles de s’étendre sur plusieurs générations.

Cette sortie de Pastef s’inscrit dans une série de points de presse consacrés à la gestion des finances publiques. Le parti avait notamment récemment envoyé Ayib Daffé et Guy Marius Sagna au front sur la question de la réforme des fonds spéciaux.

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