790 kg de chanvre saisis en 48 heures, les trafiquants fuient dans la nuit

FATICK – La nuit était leur alliée, le silence leur complice. Mais dans l'ombre, les gendarmes veillaient. En moins de 48…

FATICK – La nuit était leur alliée, le silence leur complice. Mais dans l’ombre, les gendarmes veillaient. En moins de 48 heures, la Brigade territoriale de Fimela a porté un coup sévère au trafic de stupéfiants dans la région de Fatick, mettant la main sur 790 kilogrammes de chanvre indien. Deux opérations successives qui révèlent l’ampleur d’un trafic rural insoupçonné.

Premier acte : la filature discrète de Pethie Makha

Tout commence dans la nuit du 17 novembre, à minuit quarante-huit précises. Sur la foi d’un renseignement faisant état d’un « débarquement », les gendarmes se déploient dans le village de Pethie Makha, commune de Tataguine. La stratégie est patiente, presque silencieuse : un dispositif de filature permet de suivre « tranquillement » des charretiers jusqu’au lieu de rendez-vous avec le présumé propriétaire de la marchandise.

Le butin est considérable : 19 colis soigneusement dissimulés sous des arbustes, pesant au total 580,42 kilogrammes. Mais dans la confusion, les suspects – charretiers et commanditaire – prennent la fuite « vers une direction inconnue après une longue poursuite ». La terre rouge de Pethie Makha garde le secret de leur évasion.

Deuxième acte : l’interception express à Faoye

La même brigade enchaîne presque immédiatement. Dans la soirée, une nouvelle alerte les dirige vers le village de Faoye, dans la commune de Djilasse. Même scénario : des trafiquants tentent d’acheminer leur cargaison. Mais cette fois, l’interception est plus rapide.

Le bilan : sept colis supplémentaires, pour 210 kilogrammes, et une charrette abandonnée dans la précipitation de la fuite. Les mulets sont restés sur place, témoins silencieux d’un trafic qui préfère sacrifier son matériel plutôt que de faire face à la justice.

Le trafic rural, nouvel angle mort ?

Ces deux saisies éclairent d’un jour nouveau les routes de la drogue au Sénégal. Loin des grandes villes et des ports, ce sont désormais des villages comme Pethie Makha et Faoye qui deviennent des plaques tournantes. Le mode opératoire est rustique mais efficace : charrettes, chemins de brousse, complicité silencieuse.

Les 790 kg saisis en moins de deux jours dessinent les contours d’un trafic à grande échelle, capable de faire transiter des centaines de kilos à travers la campagne sénégalaise. Les gendarmes de Fimela ont coupé une artère majeure, mais la lutte continue. Dans l’ombre, d’autres charrettes attendent peut-être leur heure.

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