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Sénégal – Mali : Pape Thiaw répond à Saintfiet, « ce n’est pas une guerre »

Tanger, à la veille du choc. Alors que Tom Saintfiet, le sélectionneur du Mali, avait jeté un pavé dans la…

Tanger, à la veille du choc. Alors que Tom Saintfiet, le sélectionneur du Mali, avait jeté un pavé dans la mare en qualifiant le quart de finale de « guerre », son homologue sénégalais, Pape Thiaw, a choisi la voie de l’apaisement et de la fraternité. En conférence de presse, le technicien des Lions de la Teranga a fermement réagi au vocabulaire martial, préférant replacer l’affrontement dans le cadre strict du sport et des liens familiaux qui unissent les deux nations.

« Pour moi, c’est un match de football. Ce n’est pas une guerre. Le Mali, le Sénégal, ça ne peut pas être une guerre », a-t-il insisté, avant d’ajouter une touche personnelle et profonde : « C’est comme aujourd’hui, on me dit de choisir mon père et ma mère. C’est difficile parce que ma mère est du côté du Mali et mon père est sénégalais. Donc, on ne peut pas parler de guerre sur un match de football. »

Le défi physique reconnu, mais le jeu d’abord

Si les mots diffèrent, la conscience de la difficulté est partagée. Pape Gueye, le milieu de terrain sénégalais, a reconnu le défi physique imposé par les Aigles, réputés pour leur puissance au milieu. « On sait tous que l’équipe du Mali est très physique. Il faudra faire attention à cet aspect », a-t-il concédé.

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Cependant, la réponse sénégalaise ne sera pas dans la transformation, mais dans l’affirmation de son identité. « Ce n’est pas pour autant qu’on va changer notre football », a martelé Gueye. La philosophie reste inchangée : « Notre football fait mal quand on fait bien circuler le ballon, quand on joue rapidement et entre les lignes. Ce sont nos qualités et on va continuer dans ce sens. »

La bataille des duels et l’enjeu mental

Le sélectionneur Pape Thiaw a, lui aussi, prévenu ses troupes. Il s’attend à une « équipe engagée » qui imposera « un défi physique ». La préparation a donc été ciblée : renforcer l’équilibre défensif, peaufiner les automatismes et surtout, travailler l’efficacité offensive pour transformer les occasions.

Mais au-delà de la tactique, Thiaw compte sur le mental. Dans un match à élimination directe où « tout peut se passer », la clé résidera dans « le contrôle des émotions » et « la concentration ». Le but est clair : « aller chercher cette qualification » pour continuer à rêver du trophée.

Alors que les déclarations ont posé deux visions – celle du choc frontal et celle du derby fraternel –, le terrain, ce vendredi à Tanger, aura le dernier mot. Un duel qui promet d’être intense, engagé, mais que le camp sénégalais veut, avant tout, cantonner à l’enceinte du stade. Parce qu’après les 90 ou 120 minutes de jeu, le Mali et le Sénégal resteront des voisins, des frères, bien loin d’un champ de bataille.

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