Longtemps réclamée par les syndicats, l’indemnité de logement devient une réalité pour près de 16 000 agents de l’État sénégalais. Le président Bassirou Diomaye Faye a décidé d’y adjoindre un rappel remontant à juin 2025, une mesure saluée par les partenaires sociaux.
Longtemps attendue par les agents concernés, l’indemnité de logement devient enfin effective pour près de 16 000 agents de l’État, fonctionnaires et non-fonctionnaires, jusque-là exclus de cet avantage. Rendue possible par la signature d’un décret en décembre dernier, cette mesure est largement interprétée comme un signal fort envoyé par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye.
Dans un communiqué rendu public, le Collectif interministériel des agents de l’Administration sénégalaise (CIAAS) a exprimé sa satisfaction et sa reconnaissance à l’endroit des autorités étatiques. Le collectif estime que cette décision vient réparer une inégalité longtemps décriée au sein de l’Administration publique.
Mais au-delà de l’octroi de l’indemnité, c’est surtout la question du rappel qui a été saluée. Alors que le ministère de la Fonction publique envisageait initialement un paiement prenant effet à la date de signature du décret, le chef de l’État a finalement opté pour un rappel remontant à juin 2025. Une période correspondant à l’inscription de l’indemnité de logement dans la loi de finances rectificative, permettant ainsi aux bénéficiaires de percevoir plusieurs mois d’arriérés.
La décision a été officiellement portée à la connaissance de l’opinion par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA), Elimane Diouf, à l’issue de son audience avec le président de la République, le 29 janvier 2026. Une annonce accueillie avec une « immense satisfaction » par le CIAAS, qui y voit un acte fort en faveur de la justice sociale et du dialogue social.
Le collectif n’a pas manqué de saluer l’engagement de la CSA et de son secrétaire général, dont le plaidoyer constant a permis de maintenir cette revendication au cœur des priorités gouvernementales. Pour le CIAAS, cette avancée démontre l’efficacité du dialogue social lorsqu’il s’appuie sur une volonté politique affirmée.
Selon le collectif, cette décision présidentielle est susceptible de contribuer à l’apaisement durable du climat social au sein de l’Administration sénégalaise, pilier central de l’action publique et du développement socioéconomique. Il exhorte toutefois les autorités à assurer une mise en œuvre rapide et effective du paiement des rappels, afin que les 16 000 agents bénéficiaires en perçoivent concrètement les effets.




