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Mort d’un étudiant à l’UCAD : la presse sénégalaise dissèque la parole gouvernementale

REVUE de PRESSE Les quotidiens parvenus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place au point de…

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Les quotidiens parvenus, mercredi, à l’Agence de presse sénégalaise (APS) accordent une large place au point de presse du gouvernement consacré au décès de l’étudiant Abdoulaye Ba, survenu lundi lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar.

L’exécutif a animé, à la Primature, une conférence de presse en lien avec la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba. Ont pris part à cet exercice de communication la ministre de la Justice, garde des Sceaux, le ministre des Forces armées, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, ainsi que le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation.

« Un mort, la République secouée », titre Sud Quotidien à sa Une, estimant que « la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba lors des violences à l’UCAD a provoqué une onde de choc à l’échelle nationale. Face à l’émotion et à l’indignation, le gouvernement promet de faire toute la lumière sur les circonstances du drame et annonce l’ouverture d’enquêtes judiciaires et administratives ».

Selon le journal, « des questions de sécurité publique à la justice, en passant par l’enseignement supérieur et les forces armées, les autorités appellent à l’apaisement, au dialogue et à la responsabilité collective ». Mais, ajoute Sud Quotidien, « ce drame remet sur la table le débat sur la gestion des crises universitaires, la réponse sécuritaire et l’avenir d’une institution appelée à demeurer un sanctuaire du savoir et de la vie humaine ».

Libération souligne que « l’État promet la lumière » sur la mort d’Abdoulaye Ba et « met en cause des influences extérieures ». Le quotidien rapporte que, lors de la conférence de presse, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a diffusé des vidéos, tandis que le ministre de l’Enseignement supérieur a évoqué de possibles « remises d’argent ».

La garde des Sceaux, ministre de la Justice, Yassine Fall, s’est engagée « devant le peuple à faire toute la clarté sur cette affaire », écrit Libération.

Pour Vox Populi, « le gouvernement s’explique, annonce des enquêtes et des poursuites, et fait des révélations ». Le journal mentionne la découverte de grenades lacrymogènes ainsi que d’armes blanches et contondantes lors de fouilles dans des chambres d’étudiants à l’UCAD, des éléments avancés pour justifier l’intervention des forces de l’ordre sur le campus social.

Les Echos relève que « face à une opinion publique profondément choquée, le ministre de l’Intérieur a livré une communication mêlant compassion officielle, justification sécuritaire et rappel ferme de l’autorité de l’État ».

Selon le quotidien, Mouhamadou Bamba Cissé « a condamné les violences policières tout en pointant la responsabilité de certains étudiants ».

Le Soleil note que le gouvernement « appelle à l’apaisement », précisant que le ministre de l’Intérieur a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Le journal, qui s’est rendu au campus social, décrit un climat de « consternation » et de « désolation ».

« Au lendemain des violences qui ont secoué l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye Ba, le campus social s’est progressivement vidé de ses occupants dans une atmosphère lourde. Sommés de quitter les lieux avant midi, sur décision du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), des milliers d’étudiants ont quitté le campus dans la précipitation, laissant derrière eux un espace marqué par la tristesse et un profond sentiment de désillusion », écrit Le Soleil.

De son côté, L’Observateur rapporte que « les autorités ont pris la parole pour exprimer leur compassion et livrer leur lecture des événements ». Les ministres de l’Enseignement supérieur, de l’Intérieur et de la Justice ont, selon le journal, insisté sur la nécessité d’identifier les responsabilités et de préserver l’université en tant qu’espace de savoir.

Pour Le Quotidien, « l’origine des affrontements ayant conduit à la mort de l’étudiant Abdoulaye Ba au campus social de l’UCAD ne saurait être réduite à la question des franchises universitaires ou au paiement des rappels de bourses ». Le journal précise que « les ministres intervenus lors du point de presse ont condamné les violences ayant conduit à ce drame, tout en promettant que toute la lumière sera faite sur cette affaire ».

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