ONU : la candidature de Macky Sall fragilisée par des divisions au sein de l’UA

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas obtenu de soutien au sein de…

La candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU n’a pas obtenu de soutien au sein de l’Union africaine. Des tensions diplomatiques, notamment entre le Rwanda et le Burundi, ont pesé sur le processus.

La candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies a été fragilisée au sein de Union africaine, révélant des lignes de fracture entre États membres.

Portée par le Burundi, alors président tournant de l’UA, cette candidature n’a pas réussi à obtenir un soutien continental formel. En cause, l’échec de la procédure dite du « silence », initiée début mars 2026 pour valider une position commune.

Plus de vingt États membres ont exprimé des réserves, rompant ainsi le consensus nécessaire. Le Rwanda a notamment contesté la démarche, la jugeant contraire aux règles encadrant les candidatures africaines. Kigali a dénoncé une procédure jugée précipitée et insuffisamment concertée.

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a critiqué ce qu’il qualifie de « diktat », visant le président burundais Évariste Ndayishimiye. En réponse, le représentant burundais auprès de l’UA, Willy Nyamitwe, a défendu la légalité du processus, rejetant les critiques formulées par Kigali.

Ces divergences diplomatiques s’inscrivent dans un contexte régional tendu. Le Burundi est engagé militairement aux côtés des forces de la République démocratique du Congo dans l’est du pays, notamment face aux rebelles du M23, souvent accusés d’être proches du Rwanda. Cette situation alimente les tensions entre Kigali et Gitega et rejaillit sur les équilibres au sein de l’UA.

Dans ce contexte, le Sénégal n’a pas officiellement soutenu la candidature de son ancien président, laissant Macky Sall sans appui institutionnel clair à l’échelle continentale. La course à la succession de António Guterres, dont le mandat s’achève en décembre 2026, reste ouverte. D’autres candidats sont en lice, notamment Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.

Les auditions publiques des candidats doivent débuter le 20 avril 2026, dans un processus qui s’annonce particulièrement disputé sur fond de rivalités diplomatiques et d’enjeux géopolitiques.

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