Porté à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal avec 132 voix sur 133 votants, Ousmane Sonko a prononcé un discours axé sur l’éthique publique, le rôle du Parlement et le renforcement des institutions républicaines.
L’ancien Premier ministre a été élu au terme d’un scrutin organisé en séance plénière sous la supervision du premier vice-président de l’institution, Ismaïla Diallo. Sur les 133 députés ayant pris part au vote, 132 ont soutenu sa candidature, tandis qu’une seule abstention a été enregistrée. Aucun vote contre ni bulletin nul n’a été comptabilisé.
Cette élection est intervenue juste après la reprise officielle de son mandat parlementaire, dans un contexte marqué par la démission du président sortant de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, et la réorganisation des instances dirigeantes du Parlement.
Dans son allocution d’investiture, Ousmane Sonko a affirmé vouloir faire de l’Assemblée nationale un espace fondé sur l’exigence morale, la responsabilité et la redevabilité. Selon lui, l’institution parlementaire doit jouer un rôle central dans le contrôle démocratique et dans la consolidation de la confiance entre les citoyens et leurs représentants.
Le nouveau président de l’Assemblée a également insisté sur la nécessité pour les responsables politiques de faire preuve de retenue, de dignité et de sens du devoir dans l’exercice des fonctions publiques. Il a rappelé que la légitimité politique reste avant tout liée à la volonté populaire.
Sur le plan institutionnel, Ousmane Sonko a assuré que le Parlement exercera pleinement ses missions constitutionnelles, notamment le vote des lois, le contrôle de l’action gouvernementale et l’évaluation des politiques publiques. Il a toutefois précisé que l’Assemblée nationale ne sera pas utilisée comme un instrument de blocage ou de confrontation systématique.
Selon lui, l’objectif est de garantir un contrôle rigoureux de l’exécutif sans provoquer de paralysie institutionnelle ni alimenter des tensions politiques inutiles.
Dans son discours, il a également lancé un appel à l’ensemble des députés, majorité comme opposition, afin de préserver le fonctionnement des institutions et de privilégier l’intérêt national au-delà des clivages partisans.
Cette nouvelle étape politique intervient parallèlement à la nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo comme Premier ministre, chargé de poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées par les autorités sénégalaises dans le cadre de l’Agenda Sénégal 2050.




