Reconduit au poste de ministre de la Santé et de l’Hygiène publique dans le nouveau gouvernement sénégalais, Ibrahima Sy est au cœur d’une controverse politique depuis l’annonce de la décision du parti Pastef-Les Patriotes de ne pas participer à la nouvelle équipe gouvernementale.
Alors que plusieurs militants et sympathisants du parti l’accusent d’avoir désavoué la ligne définie par la formation politique dirigée par Ousmane Sonko, le ministre a réagi mardi à travers une publication sur les réseaux sociaux pour expliquer les raisons de son choix.
Selon lui, son maintien au sein de l’Exécutif répond avant tout à un devoir de service envers la Nation. « Nous avons fait le choix, en tant que patriotes, de servir le pays au-delà de toute autre considération, avec comme seule boussole l’intérêt supérieur de la Nation », a-t-il déclaré, rejetant implicitement les accusations de trahison formulées à son encontre.
Dans son message, le ministre a également tenu à rendre hommage à Ousmane Sonko, avec qui il dit avoir partagé plusieurs années de combat politique. Il a salué neuf années de compagnonnage et d’engagement commun au sein du Pastef, tout en exprimant sa gratitude envers le président de l’Assemblée nationale et leader du parti.
« Je lui exprime ma reconnaissance et lui souhaite plein succès dans la poursuite de son parcours politique », a-t-il affirmé.
Reconduit dans ses fonctions malgré la décision du Pastef de ne pas intégrer le gouvernement dirigé par Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo, Ibrahima Sy assure que cette confiance renouvelée constitue une motivation supplémentaire pour poursuivre les réformes engagées dans le secteur de la santé.
Le ministre a indiqué vouloir continuer à mener ses actions « avec détermination et humilité », dans un contexte où la recomposition politique au sommet de l’État sénégalais continue d’alimenter les débats au sein de la majorité présidentielle.
Cette prise de position intervient alors que les relations entre le nouveau pouvoir exécutif et le Pastef traversent une phase de redéfinition, après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature et sa nomination à la présidence de l’Assemblée nationale.




