La presse sénégalaise de ce jeudi 25 juin accorde une large place à deux sujets majeurs : le match décisif que les Lions du Sénégal disputeront vendredi contre l’Irak en Coupe du monde 2026, et les tensions autour de la réforme constitutionnelle actuellement examinée par les députés.
À la veille de cette rencontre cruciale, les quotidiens sénégalais affichent à la fois inquiétude et espoir concernant les chances de qualification de l’équipe nationale. Après deux défaites consécutives face à la France (3-1) et à la Norvège (3-2), les Lions n’ont plus leur destin totalement entre leurs mains et doivent impérativement s’imposer face à l’Irak tout en espérant des résultats favorables dans les autres rencontres du groupe.
« Le tournant de tous les dangers », titre L’Observateur, qui présente ce rendez-vous comme bien plus qu’un simple match de football. Selon le journal, l’avenir du Sénégal dans la compétition se joue désormais sur une combinaison complexe de résultats, même si l’espoir d’accéder aux seizièmes de finale demeure intact.
Même tonalité dans les colonnes de L’Info, qui affiche à sa une : « À la vie, à la mort pour les Lions ! ». Le quotidien estime qu’une victoire, idéalement avec un large écart de buts, est indispensable pour permettre au Sénégal de figurer parmi les meilleurs troisièmes et poursuivre son aventure mondiale.
Au-delà des calculs comptables, plusieurs journaux s’inquiètent de l’état de confiance de l’équipe. L’Info évoque un collectif fragilisé et en manque de certitudes, tandis que Le Quotidien estime que les Lions se retrouvent dans une situation de « quitte ou double ».
Le sélectionneur national, Pape Thiaw, fait également l’objet de nombreuses analyses. Selon L’As, il se retrouve sous une forte pression après les contre-performances enregistrées depuis le début du tournoi. Entre les critiques liées à ses choix tactiques, sa gestion du groupe et certains problèmes administratifs évoqués en coulisses, son avenir pourrait dépendre de l’issue de la rencontre face à l’Irak.
Pour le quotidien sportif Record, des changements s’imposent. Le journal estime que le sélectionneur devra apporter des ajustements dans l’organisation du jeu et dans la composition de l’équipe afin de relancer la dynamique sénégalaise.
Malgré la situation compliquée, plusieurs titres continuent de croire à un sursaut des Lions. WalfQuotidien rappelle que rien n’est encore joué, tandis que Le Soleil parle d’une « mission survie à Toronto », où se disputera la rencontre. Sud Quotidien résume l’enjeu en une formule : « Rugissez enfin ! »
Parallèlement à l’actualité sportive, la réforme constitutionnelle continue d’alimenter le débat politique. Le Quotidien évoque une « impasse institutionnelle » née des divergences entre le gouvernement et les députés de la majorité parlementaire de Pastef sur plusieurs amendements.
Selon le journal, le refus des parlementaires de Pastef de renoncer à certaines dispositions, notamment sur l’incompatibilité entre les fonctions de chef de l’État et de chef de parti politique, a conduit à une véritable épreuve de force institutionnelle. Cette situation a entraîné la convocation en urgence du Bureau de l’Assemblée nationale et de la Conférence des présidents.
Les Échos souligne de son côté que la majorité parlementaire a adopté ses propres amendements tout en rejetant ceux proposés par le gouvernement. Le quotidien y voit un durcissement de la position de Pastef, qu’il résume par le titre : « Pastef corse sa position et assume la rupture ».
Face à cette confrontation entre différentes composantes du pouvoir, l’opposition peine à trouver sa place dans le débat, estime WalfQuotidien. Le journal considère qu’elle se retrouve davantage dans un rôle d’observatrice que d’actrice et l’invite à proposer une véritable alternative politique plutôt qu’à arbitrer les désaccords entre les différentes sensibilités du camp au pouvoir.
Entre l’espoir d’une qualification historique des Lions et les tensions autour de la réforme constitutionnelle, l’actualité sénégalaise reste marquée par des enjeux majeurs aussi bien sur le terrain sportif que sur la scène politique.




