Au Sénégal, une décision vient de modifier les pratiques à l’entrée des établissements pénitentiaires. Alors que l’Assemblée nationale ouvre sa première session extraordinaire de l’année, une autre mesure retient l’attention de la presse nationale : la fin de la fouille à nu des détenus lors de leur admission en prison.
La décision figure dans une note de service datée du lundi 10 août 2026 et signée par Aliou Ciss, directeur général de l’Administration pénitentiaire. Elle répond, selon les autorités, à une volonté de renforcer la protection des droits humains et de replacer la dignité des personnes détenues au cœur des pratiques pénitentiaires.
Cette mesure constitue l’un des principaux sujets relevés par les quotidiens sénégalais. Sud Quotidien salue notamment une décision qui rapproche davantage l’action publique des exigences liées au respect de la dignité humaine. Le journal la présente comme une évolution importante dans la prise en charge des personnes incarcérées.
WalfQuotidien revient pour sa part sur une pratique désormais bannie par l’Administration pénitentiaire. Le quotidien souligne la volonté des autorités de mieux protéger la dignité des détenus fraîchement admis dans les établissements pénitentiaires. Le Soleil relève également la portée de cette décision, rappelant que la pratique faisait depuis longtemps l’objet de critiques en raison de son caractère jugé humiliant et dégradant.
Mais cette actualité intervient dans un contexte parlementaire particulièrement chargé. Les députés de la 15e législature entament en effet leur première session extraordinaire de l’année 2026, avec un programme qui s’annonce dense. Libération évoque pas moins de six commissions d’enquête parlementaire, auxquelles devraient s’ajouter trois projets de loi, laissant présager une période de travail intense pour les élus.
La procédure ayant conduit à la convocation de cette session extraordinaire fait toutefois débat. L’As rapporte que le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a voulu mettre un terme aux interrogations en renvoyant les contestataires au règlement intérieur actualisé de l’institution. Selon lui, le Bureau de l’Assemblée dispose bien de la base juridique nécessaire pour convoquer une telle session.
Sud Quotidien relève également cette controverse autour de la légalité de la convocation. Le journal indique qu’Ousmane Sonko a choisi d’expliquer le fondement juridique de la démarche engagée par le Bureau de l’institution parlementaire.
Ainsi, entre une session extraordinaire qui s’annonce chargée et une réforme touchant directement aux conditions de détention, l’actualité sénégalaise place au même moment les questions institutionnelles et les droits humains au centre des débats. La suppression de la fouille à nu marque surtout, selon les journaux, une volonté affichée de faire évoluer les pratiques pénitentiaires vers davantage de respect de la dignité humaine.




