Déclaration de patrimoine : l’OFNAC révèle 1 328 assujettis encore en attente au Sénégal

Au Sénégal, la publication de la liste provisoire des personnes soumises à la déclaration de patrimoine ravive le débat sur…

Au Sénégal, la publication de la liste provisoire des personnes soumises à la déclaration de patrimoine ravive le débat sur la transparence au sein de l’administration publique. Présenté par l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le document distingue les responsables ayant accompli leur obligation de ceux considérés, à ce stade, comme défaillants.

Les chiffres donnent une première idée de l’ampleur du processus. Sur un répertoire provisoire de 3 023 assujettis, l’OFNAC a enregistré 1 695 déclarations, soit un taux de conformité de 56 %. Selon les données relayées par la presse sénégalaise, 1 328 déclarations restent donc attendues d’ici la fin de l’année.

L’institution insiste toutefois sur le caractère provisoire de ces résultats. Les dossiers déjà déposés doivent encore passer par différentes étapes de vérification et de contrôle avant l’établissement des listes définitives. Les situations individuelles sont donc susceptibles d’évoluer au cours de ce processus.

Derrière ces chiffres globaux, les écarts apparaissent particulièrement marqués selon les institutions. Certaines structures de l’État, notamment la Présidence de la République, l’Assemblée nationale, le Conseil constitutionnel et la Cour suprême, affichent des niveaux de conformité élevés. À l’inverse, plusieurs départements ministériels comptent encore un nombre important d’assujettis n’ayant pas satisfait à cette obligation.

Cette situation place la déclaration de patrimoine au cœur des discussions sur la transparence et la bonne gouvernance. Pour plusieurs observateurs, les listes publiées ne renvoient donc pas uniquement à des retards individuels. Elles mettent également en évidence les difficultés persistantes liées au respect des mécanismes de contrôle au sein de l’appareil d’État.

Le constat s’étend à plusieurs secteurs. Les listes font apparaître des assujettis défaillants dans des domaines aussi variés que la justice, les finances publiques, la défense, la sécurité, l’énergie, l’enseignement supérieur, la santé ou encore l’éducation. Les infrastructures, l’agriculture, les transports, les pêches, la culture et les télécommunications sont également concernés.

La situation touche aussi des membres du gouvernement qui, selon les informations rapportées, n’auraient pas encore satisfait à leur obligation dans le délai prévu.

Dans ce contexte, l’OFNAC entend poursuivre son travail avant de présenter une photographie définitive de la situation. Les vérifications permettront de distinguer les déclarations effectivement conformes des dossiers nécessitant encore des régularisations.

La publication de ces premières listes marque ainsi une nouvelle étape dans le dispositif sénégalais de déclaration de patrimoine. Elle expose les niveaux de conformité des institutions publiques et remet au centre du débat la question du respect des obligations de transparence par les responsables soumis à cette procédure.

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