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Affaire Benalla: un dossier aux multiples ramifications judiciaires

L’affaire Benalla, du nom de l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Elysée, a donné lieu à l’ouverture de cinq procédures judiciaires depuis l’été 2018.

. Violences du 1er-Mai

Il s’agit de la première enquête ouverte par le parquet de Paris le 19 juillet 2018, quelques heures après les révélations du Monde sur les violences commises par Alexandre Benalla le 1er mai, place de la Contrescarpe à Paris. Rapidement élargie aux faits de détournements d’images de vidéo-surveillance, elle a été confiée à des juges d’instruction trois jours plus tard.

Cinq personnes sont mises en examen dans cette instruction, dont M. Benalla notamment pour « violences en réunion » et « port public et sans droit d’insignes réglementés ».

Présent à ses côtés le 1er mai, l’ex-salarié de la République en marche Vincent Crase est notamment poursuivi pour « violences en réunion » et « port prohibé d’une arme de catégorie B ».

Trois policiers, soupçonnés d’avoir remis à M. Benalla des images de vidéo-surveillance de la place de la Contrescarpe sont eux mis en examen pour « détournement d’images issues d’une vidéo protection » et « violation du secret professionnel ».

En août, les investigations ont été élargies à d’autres soupçons de violences, commises également le 1er mai au jardin des Plantes, qui valent une autre mise en examen à M. Benalla.

Un troisième volet dans cette enquête concerne le selfie qu’il a pris avec une arme durant la campagne présidentielle de 2017.

. Passeports diplomatiques

Le 29 décembre, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une autre enquête, après des informations de Mediapart affirmant qu’Alexandre Benalla avait continué à voyager avec des passeports diplomatiques après son licenciement de l’Elysée l’été dernier.


Des juges d’instruction ont mis en examen M. Benalla le 18 janvier pour « usage public et sans droit d’un document justificatif d’une qualité professionnelle ».

. Enregistrements clandestins

Le 31 janvier, Mediapart a dévoilé des enregistrements clandestins d’une conversation entre MM. Benalla et Crase datée du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et en violation de leur contrôle judiciaire. C’est pour avoir enfreint ce contrôle judiciaire que les deux hommes ont été écroués mardi soir.

Le 4 février, le parquet de Paris ouvrait une enquête pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et « détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d’interception de télécommunications ou de conversations ». Elle a notamment donné lieu à une tentative de perquisition dans les locaux du site d’informations.

. Contrat russe

Sous l’égide du parquet national financier (PNF), un contrat passé entre l’entreprise de Vincent Crase, Mars, un sulfureux oligarque russe fait l’objet d’investigations. Selon Mediapart, l’enquête porte notamment sur des faits de « corruption ».

. Dissimulation de preuves

C’est la dernière enquête en date. Le 15 février, le parquet de Paris a lancé des investigations pour « entrave à la manifestation de la vérité » pour déterminer s’il y a pu avoir des dissimulations de preuves dans le cadre des différentes enquêtes déjà ouvertes.

Les investigations portent notamment sur le mystérieux coffre-fort que l’ex-chargé de mission à l’Élysée possédait à son domicile pour stocker ses armes.

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